Le Plan de redressement économique et social (PRES), porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, commence à produire des effets mesurables sur les finances publiques. Selon le directeur de la Dette publique, Elhadji Alioune Diouf, la trajectoire du déficit budgétaire connaît une amélioration significative depuis la mise en œuvre de cette stratégie.

Un déficit hérité jugé préoccupant

Revenant sur la situation initiale, Elhadji Alioune Diouf rappelle que l’audit de la Cour des comptes avait mis en évidence un déficit budgétaire de 13 %. Une situation jugée alarmante, qui a nécessité l’adoption rapide de mesures correctives pour restaurer les équilibres macroéconomiques.

Une amélioration progressive des équilibres

Grâce au Plan de redressement économique et social, la tendance s’est progressivement inversée. Selon les chiffres communiqués par le directeur de la Dette publique, le déficit est passé à 7,8 % en 2025, avant de reculer davantage à 5,3 % en 2026.

Mieux encore, les projections officielles tablent sur une réduction à 3 % à l’horizon 2027, traduisant une trajectoire de consolidation budgétaire jugée soutenable.

750 milliards mobilisés grâce au PRES

Au-delà de la réduction du déficit, le PRES a également permis de mobiliser d’importantes ressources additionnelles. À ce titre, Elhadji Alioune Diouf indique que le plan a généré près de 750 milliards de francs CFA, renforçant ainsi la capacité de l’État à financer ses priorités.

Ces résultats, souligne-t-il, s’inscrivent dans une démarche de redressement maîtrisée.

Une consolidation sans austérité

Le directeur de la Dette publique a tenu à lever toute ambiguïté sur la nature des mesures engagées. Selon lui, la consolidation budgétaire en cours ne s’apparente pas à un ajustement austéritaire.

« Cette consolidation budgétaire n’est pas synonyme d’ajustement. Les réorientations ont permis de mieux cibler les dépenses », a-t-il précisé.

En misant sur une meilleure allocation des ressources plutôt que sur des coupes brutales, le Plan Sonko entend ainsi concilier rigueur budgétaire et maintien des priorités sociales et économiques.

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