Lors d’un point de presse tenu ce lundi 30 mars 2026 à Dakar, l’ancienne ministre Aïssata Tall Sall, membre du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a exprimé de vives inquiétudes concernant une opération financière impliquant l’État.

Face aux journalistes, elle a fermement rejeté toute possibilité d’utiliser les ressources pétrolières du Sénégal comme garantie financière.
« Le pétrole du Sénégal ne peut pas être gagé », a-t-elle martelé.

Une question de souveraineté nationale

Selon elle, des informations évoquent l’implication de partenaires financiers, dont Africa Finance Corporation (AFC), dans des mécanismes pouvant être adossés aux ressources naturelles du pays.

Une hypothèse qu’elle juge inacceptable, rappelant qu’une loi adoptée en 2022 interdit explicitement à tout gouvernement d’engager les hydrocarbures comme garantie.

Pour Aïssata Tall Sall, cette question touche directement à la souveraineté nationale. Elle appelle ainsi les autorités à produire des preuves écrites attestant que les ressources pétrolières ne sont pas concernées par les engagements financiers en cours.

TRS : un mécanisme jugé risqué

L’ancienne ministre a également critiqué le recours aux Total Return Swap (TRS), qu’elle qualifie d’opération « dangereuse » pour les finances publiques.

Elle dénonce un manque de transparence, affirmant que seuls les contractants maîtrisent les termes des accords. Une situation qui, selon elle, empêche tout contrôle citoyen ou parlementaire.

Des inquiétudes sur la gestion de la dette

Aïssata Tall Sall estime que ce type de mécanisme financier pourrait entraîner des engagements lourds et peu visibles, accentuant les préoccupations autour de la gestion de la dette publique du Sénégal.

Dans ce contexte, elle appelle à plus de clarté et de transparence dans les opérations financières de l’État, afin de préserver les intérêts stratégiques du pays.

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