L’escalade des tensions au Moyen-Orient continue de peser sur l’économie mondiale. Dans ses dernières prévisions, la Banque mondiale annonce un ralentissement de la croissance à 2,5 % en 2026, un niveau inédit depuis la pandémie de Covid-19. L’institution s’inquiète notamment de la hausse des prix de l’énergie, de l’inflation persistante et de l’endettement croissant des pays en développement.

Une croissance mondiale en perte de vitesse

Le conflit au Moyen-Orient fragilise davantage l’économie mondiale. Dans un communiqué, la Banque mondiale prévoit une croissance limitée à 2,5 % en 2026.

Ce taux représente le niveau le plus faible enregistré depuis la crise sanitaire mondiale. Selon l’institution financière, plusieurs facteurs expliquent cette dégradation des perspectives économiques.

La hausse des prix de l’énergie accentue les risques

La Banque mondiale souligne que la flambée des prix de l’énergie exerce une forte pression sur l’activité économique. Parallèlement, le coût plus élevé des emprunts freine les investissements et complique le financement des États.

Dans ce contexte, l’inflation mondiale devrait atteindre 4 % en 2026. Les tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz alimentent également les inquiétudes sur les marchés énergétiques.

Ainsi, le prix du Brent pourrait s’établir à une moyenne de 94 dollars le baril. Cette situation risque d’aggraver les difficultés des économies les plus vulnérables.

Une aide massive pour les pays en développement

Face à cette succession de chocs, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a annoncé une mobilisation financière immédiate.

L’institution prévoit de débloquer entre 50 et 60 milliards de dollars pour soutenir les économies en développement. Si la crise venait à s’intensifier, cette enveloppe pourrait atteindre 100 milliards de dollars sur une période de 15 mois.

Selon la Banque mondiale, cet appui doit permettre aux États concernés de protéger les populations les plus exposées tout en préservant leur stabilité budgétaire.

La dette publique demeure une source d’inquiétude

Malgré ces mesures, l’institution met en garde contre plusieurs fragilités structurelles. Elle cite notamment le niveau élevé de la dette publique dans les économies en développement.

Désormais, cette dette dépasse 70 % du produit intérieur brut dans de nombreux pays. Cette situation réduit les marges de manœuvre budgétaires et limite la capacité des gouvernements à faire face aux crises.

Des réformes jugées indispensables

Pour Ayhan Kose, cette période difficile doit également constituer une opportunité de transformation.

L’économiste estime que les pays doivent renforcer leurs politiques économiques, investir davantage dans les infrastructures et accélérer les réformes favorables aux entreprises.

Selon lui, ces efforts permettront de construire une croissance plus résiliente et durable sur le long terme, malgré les incertitudes qui secouent actuellement l’économie mondiale.

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