L’épidémie d’Ebola provoquée par le virus Bundibugyo continue de sévir en République démocratique du Congo (RDC). Au 25 octobre 2026, le pays recensait 10 060 cas confirmés et 4 887 décès, selon les données de l’Institut national de santé publique (INSP). La propagation du virus au Kenya et au Nigeria renforce les inquiétudes sanitaires à l’échelle régionale. <Cite refs={[« turn104560search1″, »turn104560news24 »]}/>
Huit provinces congolaises touchées par l’épidémie
Le bilan de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo continue de s’alourdir. Selon les dernières données disponibles, 2 684 patients ont également été déclarés guéris. Détectée en mai 2026, cette flambée épidémique s’est progressivement étendue à huit provinces du pays. <Cite refs={[« turn104560search1″, »turn104560search6 »]}/>
L’Ituri reste le principal foyer de transmission, devant le Nord-Kivu. Les provinces du Haut-Uélé, du Bas-Uélé, de la Tshopo, du Sud-Kivu, du Nord-Ubangi et du Sud-Ubangi figurent également parmi les zones affectées.
Les violences armées, les difficultés d’accès à certaines localités et les capacités sanitaires limitées compliquent les opérations de surveillance, de dépistage et de prise en charge des malades. <Cite refs={[« turn104560search2″, »turn104560search9 »]}/>
Le Kenya et le Nigeria également concernés
La propagation du virus au-delà des frontières congolaises constitue une préoccupation supplémentaire pour les autorités sanitaires.
En Ouganda, 20 cas et deux décès ont été enregistrés avant que la fin de la transmission ne soit annoncée en août 2026. Au Kenya, neuf cas confirmés, dont deux décès, avaient été recensés au 26 octobre. <Cite refs={[« turn104560search1″, »turn104560search7 »]}/>
Le Nigeria a également signalé un cas confirmé le 20 octobre. La patiente, une ressortissante suisse de 42 ans ayant séjourné en Ouganda, a été évacuée vers la Suisse pour y recevoir des soins. Les autorités poursuivent les investigations épidémiologiques et le suivi des personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus. <Cite refs={[« turn104560search1″, »turn104560news24 »]}/>
Face à cette évolution, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les organismes sanitaires internationaux insistent sur le renforcement de la surveillance, du traçage des contacts et de la coordination transfrontalière.
Les soignants exposés aux violences
La riposte sanitaire se heurte également à des problèmes de sécurité. Les violences et les rumeurs visant les professionnels de santé risquent de compromettre les activités de prévention et de prise en charge dans les communautés touchées.
Les informations faisant état d’agressions contre des soignants illustrent les difficultés rencontrées par les équipes chargées de lutter contre l’épidémie. La diffusion de fausses informations sur les traitements et les moyens de transmission peut alimenter la méfiance envers les structures sanitaires.
Le maintien de la confiance entre les populations et les personnels médicaux constitue donc un enjeu majeur pour contenir la propagation du virus.
Un vaccin spécifique toujours indisponible
L’épidémie actuelle est provoquée par le virus Ebola de Bundibugyo. Contrairement à certaines autres espèces du virus Ebola, cette variante ne dispose pas, à ce jour, d’un vaccin spécifiquement homologué ni d’un traitement spécifique approuvé. Des recherches sont en cours pour évaluer des candidats vaccins et d’autres moyens de lutte. <Cite refs={[« turn104560search15″, »turn104560search9 »]}/>
La transmission se produit principalement lors d’un contact direct avec le sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée, ou avec des objets contaminés. La maladie peut provoquer des complications graves et présente un taux de létalité élevé.
La RDC a déjà connu plusieurs épidémies d’Ebola, notamment celle de 2018 à 2020, qui avait causé environ 2 300 décès.
Une riposte sanitaire sous pression
Avec plus de 10 000 cas confirmés et près de 4 900 décès, la maîtrise de l’épidémie constitue un défi majeur pour les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux.
L’identification rapide des nouvelles infections, l’isolement et la prise en charge des malades, le suivi des contacts et la sécurisation des équipes médicales demeurent essentiels pour limiter les transmissions.
L’extension géographique de l’épidémie rappelle enfin l’importance d’une coopération sanitaire renforcée entre les pays africains afin de détecter rapidement les cas importés et d’éviter l’apparition de nouvelles chaînes de transmission.
