Le ministère américain de la Défense prévoit de diffuser en direct l’exécution de Nidal Hasan, condamné à mort pour la fusillade de Fort Hood, au Texas, en 2009. Annoncé jeudi 9 octobre 2026, ce projet a suscité les critiques du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui estime qu’une telle diffusion pourrait constituer une forme de traitement cruel et dégradant.

Nidal Hasan condamné à mort en 2013

Le 5 novembre 2009, Nidal Hasan, psychiatre militaire américain d’origine palestinienne, avait ouvert le feu dans un centre médical de la base de Fort Hood. La fusillade avait fait 13 morts, dont 12 militaires, et plusieurs dizaines de blessés. Il avait été condamné à mort en 2013.

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que l’exécution se déroulerait publiquement, par peloton d’exécution. Selon lui, il s’agirait de la première exécution militaire de ce type depuis celle d’Eddie Slovik, fusillé pour désertion en 1945.

L’ONU dénonce une atteinte aux droits humains

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a dénoncé le projet, estimant que la diffusion en direct d’une exécution équivaudrait à une exécution publique et pourrait violer l’interdiction de la torture ainsi que les garanties relatives au droit à la vie.

Selon Amnesty International, au moins 17 exécutions publiques ont été recensées dans le monde en 2025, dont six en Afghanistan et onze en Iran. Le projet américain relance ainsi le débat sur la peine capitale et le respect des droits humains.

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