Les affrontements se poursuivent dans le nord de l’Éthiopie entre l’armée fédérale et une coalition de groupes armés. Les combats ont fait de nombreux blessés et provoqué d’importants déplacements de populations.
Une situation humanitaire préoccupante
Dans le Tigré, les hôpitaux font face à un afflux important de blessés. À Korem et Alamata, 420 personnes ont été prises en charge la semaine dernière, tandis que l’hôpital de Shire a accueilli plus de 300 blessés le 25 septembre, selon Médecins sans frontières.
À Mekele, 44 civils, dont 33 enfants, ont également été hospitalisés après des tirs d’artillerie.
Dans la région voisine de l’Afar, entre 120 000 et 150 000 personnes auraient fui leurs domiciles pour échapper aux combats. Les déplacés manquent notamment de nourriture et de moyens de subsistance.
Addis-Abeba accuse l’Érythrée, le Soudan et l’Égypte
Le chef de l’armée éthiopienne accuse l’Érythrée, le Soudan et l’Égypte de soutenir les rebelles tigréens. Asmara et Khartoum ont rejeté ces accusations.
L’Érythrée est particulièrement soupçonnée de servir de base arrière aux forces tigréennes. Des chercheurs évoquent également la possible présence d’officiers érythréens et l’acheminement d’armes depuis le pays, sans preuve publique définitive d’un soutien militaire direct.
Les relations entre Addis-Abeba et Khartoum sont également tendues, tandis que l’Égypte entretient des liens étroits avec le Soudan et l’Érythrée. Ces tensions régionales font craindre une extension du conflit au-delà des frontières éthiopiennes.
