Depuis le vendredi 9 janvier, l’Afrique du Sud accueille un exercice naval d’envergure dans le cadre des Brics.
Cette manœuvre militaire intervient dans un contexte diplomatique tendu avec les États-Unis, au plus bas des relations bilatérales.

Selon le média sud-africain News24, Pretoria a pris une décision de dernière minute pour éviter d’aggraver la situation.
Initialement invité à participer activement, l’Iran a finalement été relégué au simple statut d’observateur.

L’Iran présent, mais exclu des manœuvres en mer

Les navires iraniens sont bien arrivés dans les eaux sud-africaines.
Ils resteront toutefois à quai et ne prendront pas part aux opérations en mer.

Il s’agissait pourtant d’une première.
L’Iran, membre des Brics+, devait participer aux exercices aux côtés de l’Afrique du Sud, de la Russie et de la Chine.
L’objectif affiché était la lutte contre la piraterie et la protection des routes commerciales.

D’après News24, la décision de limiter la participation iranienne émane directement des autorités sud-africaines.

Washington en ligne de mire, l’Agoa en jeu

Cette prudence diplomatique s’explique par les tensions croissantes entre Pretoria et Washington.
Au même moment, l’avenir de l’Agoa, accord commercial stratégique avec les États-Unis, est incertain.

L’Afrique du Sud craint une exclusion de ce dispositif préférentiel, alors que la relation avec l’administration américaine s’est fortement dégradée.
Une coopération militaire avec l’Iran aurait pu compliquer davantage la situation.

Mosi-3, un exercice naval déjà controversé

Baptisé Mosi-3, cet exercice multilatéral irrite déjà Washington.
La participation de la Russie, en pleine guerre en Ukraine, suscite de vives critiques internationales.

L’Afrique du Sud continue pourtant de revendiquer une position de non-alignement.
Une posture régulièrement remise en question par ses partenaires occidentaux.

La semaine dernière, une association ukrainienne a dénoncé le « cynisme » d’un exercice militaire impliquant Moscou, baptisé « Volonté de paix ».

L’Iran, un partenaire jugé trop sensible

La présence militaire iranienne aurait constitué un facteur de tension supplémentaire.
La République islamique est accusée de réprimer violemment les manifestations internes.

Donald Trump a récemment évoqué la possibilité d’une intervention militaire contre Téhéran.
Dans ce contexte, Pretoria a choisi d’éviter toute escalade diplomatique inutile.

En rétrogradant l’Iran au rang d’observateur, l’Afrique du Sud tente ainsi de préserver ses équilibres stratégiques, tout en maintenant son engagement au sein des Brics.

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