Interpellé sur le débat autour de la gouvernance du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Fadilou Keita affirme que le rapport met en cause aussi bien Mimi Touré qu’Idrissa Seck. Il appelle l’ancienne présidente du CESE à assumer ses responsabilités judiciaires, rappelant que le document avait été validé par l’ancien président Macky Sall et que son application dépend désormais du Premier ministre.

Le débat sur la gestion du Conseil économique, social et environnemental (CESE) continue d’alimenter la vie politique nationale. Dans une récente déclaration, Fadilou Keita a apporté de nouvelles précisions en affirmant que le rapport d’audit évoqué depuis plusieurs semaines épingle de manière égale Mimi Touré et Idrissa Seck, deux anciens présidents de l’institution.

Selon lui, Mimi Touré, qui a longtemps incarné la lutte contre la mal gouvernance en menant notamment les dossiers Hissène Habré et Karim Wade, doit à son tour faire face à la justice « avec dignité ». « Pour se battre avec les patriotes, il faut avoir les mains propres », a-t-il déclaré, soulignant que personne ne peut être au-dessus des principes de transparence et de redevabilité.

Fadilou Keita rappelle également que ce rapport controversé n’est pas nouveau : il avait été validé par l’ancien présidentMacky Sall, avant la fin de son mandat. Son exécution relève désormais du Premier ministre, chargé de traduire les recommandations en actions concrètes. « La mise en œuvre incombe aujourd’hui au chef du gouvernement. Mimi Touré devra faire face à ses responsabilités, de gré ou de force », a-t-il averti.

Ces propos interviennent dans un contexte où la nomination récente de Mimi Touré à un rôle stratégique dans la restructuration de la coalition présidentielle suscite des tensions au sein de la majorité. Pour certains, les conclusions du rapport du CESE représentent un test de cohérence pour le gouvernement actuel, qui a fait de la transparence un axe prioritaire.

Alors que les discussions s’intensifient, le traitement de ce dossier est désormais scruté de près par les observateurs, qui y voient un enjeu majeur de confiance, de gouvernance et de crédibilité politique.

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