Pour la première fois depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza en octobre 2023, l’armée israélienne ne réfute plus le bilan de 71 500 Palestiniens tués avancé par le ministère de la Santé de Gaza, sous administration du Hamas. Une reconnaissance indirecte révélée par la presse israélienne, alors que le nombre réel de victimes pourrait être encore plus élevé.

Un bilan palestinien désormais accepté sans démenti

Depuis le déclenchement du conflit Israël-Gaza en octobre 2023, le ministère de la Santé de Gaza fait état de 71 500 Palestiniens tués. Longtemps contestés par les autorités israéliennes, ces chiffres ne font désormais plus l’objet de démenti officiel.

Interrogé le 29 janvier par RFI, un responsable de l’armée israélienne a indiqué qu’il n’y avait « ni commentaire ni démenti » concernant ces données, tout en précisant que « les détails publiés ne reflètent pas les données officielles » et que toute communication future se ferait par des « canaux officiels ».

Une fiabilité reconnue par les organisations internationales

Les statistiques du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, ont fait l’objet d’analyses approfondies depuis le début du conflit. De nombreuses organisations internationales, chercheurs indépendants et médias internationaux ont examiné ces données.

Au fil des mois, un large consensus s’est dégagé quant à leur fiabilité méthodologique. Désormais, Israël ne les conteste plus publiquement, marquant un tournant significatif dans la reconnaissance du bilan humain du conflit.

Une majorité écrasante de victimes civiles

Selon une enquête menée par plusieurs médias internationaux et publiée en août dernier, environ 83 % des Palestiniens tués seraient des civils. L’armée israélienne indique actuellement travailler à une évaluation plus précise de la répartition entre civils et combattants, sans avoir communiqué de chiffres définitifs à ce stade.

Un bilan humain probablement sous-estimé

Le chiffre de 71 500 morts ne prend pas en compte les milliers de Palestiniens portés disparus, dont certains pourraient se trouver ensevelis sous les décombres des zones bombardées. Les organisations humanitaires estiment ainsi que le bilan réel pourrait être nettement supérieur.

Alors que les combats se poursuivent et que l’accès humanitaire reste limité dans plusieurs secteurs de la bande de Gaza, l’ampleur exacte des pertes humaines demeure difficile à établir avec précision.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *