Après 45 jours de conflit, un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran marque une avancée diplomatique notable. Mais sur le terrain, les violences se poursuivent, notamment au Liban, révélant la fragilité de cette trêve.
Un cessez-le-feu partiel et contesté
L’accord conclu entre Washington et Téhéran ne couvre pas l’ensemble de la région. Israël a clairement indiqué que le Liban n’était pas concerné par cette trêve.
Conséquence : les frappes israéliennes se poursuivent dans le sud libanais. Une attaque sur la ville de Saïda aurait fait plusieurs victimes, tandis que l’armée israélienne affirme avoir été ciblée par des missiles iraniens.
Le Liban toujours sous pression
Face à l’intensité des bombardements, l’armée libanaise appelle les populations déplacées à ne pas regagner le sud du pays.
Cette situation souligne une réalité : malgré l’annonce du cessez-le-feu, certaines zones restent des foyers actifs de conflit, exposant les civils à des risques permanents.
Accalmie relative en Irak et tensions dans le Golfe
En Irak, des groupes armés pro-iraniens ont annoncé suspendre leurs attaques pendant deux semaines, s’alignant ainsi sur la dynamique de désescalade.
Cependant, des incidents persistent ailleurs :
- À Bahreïn, une attaque de drone a fait des blessés
- Aux Émirats arabes unis, un incendie s’est déclaré dans une infrastructure gazière, sans origine clairement établie
Une mobilisation diplomatique internationale
Plusieurs acteurs internationaux tentent de consolider la trêve :
- Keir Starmer se rend dans le Golfe pour rencontrer les dirigeants régionaux
- Antonio Guterres appelle à une paix durable
- Le Pakistan plaide pour un élargissement du cessez-le-feu à toute la région
Du côté américain, Donald Trump évoque une « victoire totale » et n’exclut pas des discussions directes avec l’Iran.
Un accord encore conditionnel
L’Iran, par la voix de son chef de la diplomatie Abbas Araghchi, conditionne plusieurs engagements à l’arrêt des frappes :
- Réouverture du détroit d’Ormuz
- Poursuite de l’enrichissement d’uranium
- Levée des sanctions internationales
- Engagement de non-agression
Ces points restent au cœur des négociations en cours.
Israël divisé face à la trêve
Sur le plan politique interne, l’accord suscite des critiques.
Le leader de l’opposition Yaïr Lapid dénonce un « désastre politique », mettant en cause la gestion du conflit par Benjamin Netanyahu.
Des marchés soulagés
Sur le plan économique, les marchés ont réagi positivement à l’annonce du cessez-le-feu :
- Le prix du gaz en Europe chute d’environ 20 %
- Le pétrole recule de plus de 15 %
- Les bourses asiatiques progressent nettement, notamment à Tokyo et Séoul
Une trêve sous haute tension
Malgré les avancées diplomatiques, la situation reste extrêmement volatile. Le cessez-le-feu apparaît davantage comme une pause stratégique que comme une véritable sortie de crise.
Entre frappes persistantes, rivalités régionales et négociations incertaines, l’évolution du conflit dépendra désormais de la capacité des acteurs à transformer cette trêve temporaire en accord durable.
