Les États-Unis ont proposé, lundi 24 août 2026, d’étendre à l’ensemble du territoire soudanais l’embargo sur les armes imposé par l’ONU au Darfour depuis 2004. Washington veut ainsi limiter l’ingérence étrangère et prévenir une régionalisation du conflit.
Réuni lundi au Conseil de sécurité des Nations unies, Washington a appelé à renforcer les mesures contre les livraisons d’armes aux deux camps qui s’affrontent au Soudan depuis plus de trois ans : les Forces armées soudanaises, dirigées par le général Abdel Fattah al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (FSR), commandées par le général Mohamed Hamdan Daglo, dit « Hemedti ».
Washington alerte sur une possible régionalisation
Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, dont le pays préside le Conseil de sécurité jusqu’au 31 août, a également alerté sur les conséquences régionales du conflit.
Selon lui, la guerre ne se limite plus aux frontières soudanaises. Elle contribue à déstabiliser les pays voisins et attire des armes ainsi que des réseaux criminels dans la région.
Face à cette situation, les États-Unis souhaitent élargir l’embargo sur les armes, actuellement limité au Darfour, à l’ensemble du territoire soudanais.
Une proposition qui pourrait se heurter au veto russe
Présent lors de la réunion, Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique du président américain Donald Trump, a défendu la proposition américaine. Il estime que l’implication croissante d’acteurs étrangers dans le conflit risque d’entraîner davantage de pays voisins dans la guerre.
La Russie pourrait toutefois bloquer cette initiative. Moscou, qui entretient des relations avec les Forces armées soudanaises, a déjà mis en garde contre toute mesure susceptible de les affecter.
Avec son droit de veto au Conseil de sécurité, la Russie constitue donc un obstacle majeur à l’adoption de la résolution américaine.
