L’organisation Human Rights Watch accuse les forces de sécurité tanzaniennes d’avoir tiré sur des civils lors des violences post-électorales. Dans un rapport récent, elle met en lumière des témoignages jugés « crédibles » faisant état de tirs injustifiés contre des personnes non armées.
Des civils touchés, parfois au hasard
Selon les témoignages recueillis, plusieurs incidents graves ont été signalés à travers le pays. À Mwanza, au moins sept personnes ont été tuées sur un marché.
D’autres cas évoquent :
- une femme enceinte blessée par balle
- un homme abattu en rentrant chez lui après avoir voté
Ces récits pointent des tirs visant parfois de simples passants.
Des violations des principes internationaux
Pour Human Rights Watch, ces actes violent les règles fixées par les Nations unies.
L’organisation rappelle que l’usage de la force létale ne doit intervenir qu’en cas de menace imminente pour la vie.
Appel à faire toute la lumière
Gerry Simpson, directeur adjoint de la division Crises, insiste sur la nécessité d’établir les faits.
Selon lui, une enquête approfondie est indispensable pour comprendre les circonstances exactes des violences.
Des doutes sur la commission d’enquête
L’organisation exprime également des réserves sur le travail de la commission chargée d’enquêter sur ces violences.
Elle estime que cette dernière n’a pas suffisamment consulté les familles des victimes pour reconstituer les faits. Elle appelle à combler ces lacunes avant la publication du rapport final.
Vers une enquête indépendante ?
Si les insuffisances persistent, Human Rights Watch juge qu’une enquête indépendante pourrait devenir nécessaire pour garantir la transparence et la justice.
