À l’occasion de la prière de l’Aïd al-Kébir célébrée ce jeudi 28 mai 2026 à la grande mosquée de Moussanté à Thiès, Idrissa Seck a adopté une posture qui suscite de nombreuses interrogations : celle du silence.
Alors que l’actualité politique sénégalaise reste dominée par les tensions institutionnelles au sommet de l’État, l’ancien Premier ministre et ex-maire de Thiès était particulièrement attendu sur ses positions concernant la crise politique en cours, son absence remarquée au dialogue national ainsi que ses perspectives dans le nouveau paysage politique.
Après la prière dirigée par l’imam ratib Tafsir Babacar Ndiour, plusieurs journalistes et fidèles ont tenté d’obtenir une réaction d’Idrissa Seck sur les événements récents. Mais l’ancien candidat à la présidentielle a quitté les lieux sans faire la moindre déclaration publique.
Ce mutisme, inhabituel pour une figure politique réputée pour ses prises de parole souvent très commentées, nourrit de nombreuses interprétations. Certains y voient une posture de retenue liée au contexte religieux et spirituel de l’Aïd al-Kébir. D’autres considèrent qu’il s’agit d’une stratégie politique délibérée destinée à entretenir le flou sur ses intentions futures.
Dans un contexte où chaque prise de position est scrutée à travers le prisme des recompositions politiques en cours, le silence d’Idrissa Seck apparaît lui-même comme un signal politique.
Connu pour ses repositionnements successifs et sa capacité à revenir au centre du jeu politique, le leader de Rewmi entretient ainsi une forme d’imprévisibilité qui continue d’alimenter les spéculations sur son rôle dans la nouvelle configuration politique sénégalaise.
