Le gouvernement de Donald Trump a annoncé, mardi, une réforme de la procédure de demande d’asile aux États-Unis. Présentée comme une mesure de simplification, cette réforme pourrait toutefois accélérer l’expulsion de centaines de milliers de demandeurs d’asile.

Une procédure désormais simplifiée

Avec cette nouvelle mesure, l’administration américaine poursuit son durcissement de la politique migratoire. Désormais, certains demandeurs d’asile pourront saisir directement les juges de l’immigration, sans passer au préalable par un entretien avec un agent des services de l’immigration.

Jusqu’ici, le système prévoyait deux étapes d’examen du dossier. Le ministère américain de la Sécurité intérieure estime cependant que cette procédure permettait aux étrangers de « tenter d’avoir une deuxième chance avec l’asile ».

Par conséquent, les nouvelles dispositions doivent réduire le temps consacré à l’examen des demandes par les agents de l’asile et les juges de l’immigration.

Plus de 444 000 personnes potentiellement concernées

Selon le ministère de la Sécurité intérieure, cette nouvelle réglementation pourrait toucher jusqu’à 444 724 personnes dont les procédures sont actuellement en cours. Au total, près de 1,5 million de dossiers restent à examiner par les autorités américaines.

« Le système d’asile américain existe pour protéger les personnes qui craignent réellement des persécutions », a déclaré Joseph Edlow, directeur des services de citoyenneté et d’immigration (USCIS).

La réforme, qui entre en vigueur immédiatement, doit permettre de concentrer les ressources sur le traitement rapide des demandes jugées légitimes. L’administration américaine entend ainsi limiter les recours de personnes qui chercheraient à utiliser la procédure d’asile pour rester aux États-Unis pendant l’examen de leur dossier.

Trump poursuit son offensive contre l’immigration

Réélu à la Maison-Blanche sur la promesse de renforcer la lutte contre l’immigration clandestine, Donald Trump multiplie les mesures restrictives depuis son retour au pouvoir.

Son administration a notamment intensifié les opérations visant à expulser les personnes en situation irrégulière présentes sur le territoire américain. Cette nouvelle réforme s’inscrit donc dans cette politique migratoire plus stricte, défendue par le président américain depuis le début de son second mandat.

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