L’Iran a annoncé, samedi, que la signature du mémorandum d’entente en négociation avec les États-Unis n’interviendrait pas dimanche comme attendu. Toutefois, Téhéran estime qu’un accord pourrait être conclu dans les prochains jours, malgré les divergences persistantes entre les deux parties.

Une signature reportée

Les autorités iraniennes ont confirmé que la signature du mémorandum d’entente avec les États-Unis n’aura pas lieu dimanche.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a précisé que les discussions se poursuivent et qu’aucune date définitive n’a encore été arrêtée.

« Nous devons encore attendre pour connaître la date exacte de la signature du mémorandum. Bien que cela ne se produise pas demain, la possibilité d’une signature dans les prochains jours ne peut être exclue », a-t-il déclaré, selon l’agence de presse Tasnim.

Un accord centré sur la fin des hostilités

Selon Baghaei, le mémorandum négocié sous médiation pakistanaise vise avant tout à mettre fin aux tensions et aux hostilités entre les deux pays.

À ce stade, la question du programme nucléaire iranien ne figure pas parmi les priorités immédiates du document. Les discussions portent principalement sur la désescalade du conflit et le rétablissement de conditions favorables au dialogue.

Le détroit d’Ormuz au cœur des discussions

Par ailleurs, les négociations abordent plusieurs dossiers stratégiques. Parmi eux figurent la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation maritime ainsi que la recherche d’un terrain d’entente sur le programme nucléaire iranien.

Les deux parties tentent ainsi de parvenir à un compromis susceptible de réduire les tensions régionales et de sécuriser cette voie maritime essentielle au commerce mondial.

Téhéran appelle à la prudence

Dans le même temps, les autorités iraniennes affichent une certaine réserve quant à l’issue des discussions.

Esmaeil Baghaei a insisté sur la nécessité pour l’Iran de faire preuve de « prudence ». Il a notamment évoqué les « hésitations » de Washington et les déclarations parfois contradictoires des responsables américains concernant le processus en cours.

Des divergences persistantes

Malgré ces incertitudes, Téhéran affirme qu’une grande partie du texte a déjà fait l’objet d’un consensus entre les négociateurs.

Cependant, les responsables iraniens accusent les États-Unis de ralentir l’avancée des pourparlers en modifiant régulièrement leurs positions. Selon eux, ces changements compliquent la finalisation de l’accord et retardent sa signature.

Néanmoins, les autorités iraniennes continuent d’afficher un optimisme prudent et n’excluent pas une conclusion rapide des négociations dans les jours à venir.

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