Les tensions entre l’Iran et les États-Unis connaissent une nouvelle escalade. Washington a frappé dimanche 30 août deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz. Téhéran affirme avoir riposté lundi en ciblant des installations militaires américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a confirmé des frappes contre deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak. Washington affirme que ces équipements pouvaient servir à attaquer les navires commerciaux traversant le détroit d’Ormuz.

Selon les autorités iraniennes, les frappes ont fait deux morts et plusieurs blessés. Les Gardiens de la Révolution ont dénoncé une « agression » et promis une réponse.

Téhéran revendique des représailles

Lundi, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir lancé des missiles balistiques et des drones contre des cibles militaires américaines en Jordanie. Des installations techniques, des équipements de maintenance et des positions d’aéronefs auraient été visés.

L’Iran affirme également avoir attaqué une base américaine aux Émirats arabes unis avec plusieurs drones. Les autorités émiraties ont indiqué avoir intercepté un drone iranien au-dessus de leurs eaux territoriales.

De son côté, l’armée jordanienne a annoncé avoir intercepté huit missiles ayant pénétré dans son espace aérien.

Pezeshkian appelle au dialogue

Malgré cette nouvelle escalade, le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré lundi que la poursuite de la guerre avec les États-Unis n’était « pas dans l’intérêt » de l’Iran ni de la région.

Lors d’une rencontre avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, il a plaidé pour le dialogue afin d’éviter une extension du conflit.

Pendant ce temps, la tension reste forte autour du détroit d’Ormuz. Le trafic maritime y a fortement chuté depuis le début du conflit, faisant grimper les cours du pétrole. Le Brent a dépassé les 90 dollars le baril lundi après les frappes américaines.

Washington affirme vouloir empêcher l’Iran de menacer la navigation commerciale. Téhéran, de son côté, affirme agir en « légitime défense » et accuse Israël et les États-Unis de poursuivre l’escalade.

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