Des dizaines de milliers d’Italiens ont manifesté samedi 17 octobre 2026 contre la hausse du coût de la vie. À Rome, le rassemblement a réuni environ 100 000 personnes, selon les organisateurs. À Milan, des affrontements ont fait plusieurs blessés et entraîné 50 interpellations. Face aux difficultés sociales, le syndicat CGIL appelle à une grève générale le 20 novembre.

À Rome, les manifestants réclament de meilleures conditions de vie

Une centaine d’associations de la société civile et le syndicat CGIL, équivalent italien de la CGT française, ont organisé cette mobilisation nationale. Étudiants, travailleurs, chômeurs et retraités ont répondu à l’appel.

Les manifestants réclament une hausse des salaires, la lutte contre la précarité et un meilleur accès au logement. Ils demandent également la rénovation des écoles et des universités. Ils dénoncent enfin les dépenses militaires prévues par le gouvernement de Giorgia Meloni, qui entend consacrer 5 % du PIB à la défense, soit 14 milliards d’euros supplémentaires selon les chiffres avancés dans le cadre du budget.

Marina, employée de ménage dans une école de Vérone, témoigne de ses difficultés financières. Elle gagne 1 450 euros par mois après 25 ans de travail. Avec son mari et leurs deux filles lycéennes, elle doit payer un loyer mensuel de 1 000 euros.

« On a donc bien du mal à joindre les deux bouts », explique-t-elle. Elle espère toutefois un avenir meilleur pour les jeunes.

Les étudiants dénoncent la hausse des loyers

À Palerme, Giovanna, coordinatrice d’un mouvement étudiant, dénonce les conséquences du tourisme de masse sur le logement. Selon elle, la hausse des loyers complique la vie des étudiants, alors que les résidences universitaires restent insuffisantes.

Les jeunes doivent désormais arbitrer entre plusieurs dépenses essentielles : les livres, les transports et le loyer. Giovanna estime que cette situation compromet leur avenir.

Écoles et santé au cœur des revendications

Matteo, enseignant dans la banlieue de Rome, dénonce la dégradation des établissements scolaires et du système de santé. Il réclame davantage de moyens pour les services publics.

Il estime que le gouvernement devrait privilégier l’éducation et la santé plutôt que les dépenses militaires. Il appelle également à un changement de gouvernement.

À l’arrivée du cortège sur la place du Peuple, les dirigeants des partis d’opposition ont rejoint les manifestants. Ils accusent l’exécutif de ne pas avoir amélioré les conditions de vie des Italiens depuis son arrivée au pouvoir.

La CGIL annonce une grève générale le 20 novembre

Face à la colère sociale, le secrétaire général de la CGIL, Maurizio Landini, a annoncé une journée de grève générale pour le 20 novembre. Cette mobilisation doit accentuer la pression sur le gouvernement de Giorgia Meloni.

Entre la hausse des loyers, les salaires jugés insuffisants et la dégradation des services publics, les manifestants réclament des mesures concrètes pour améliorer leur quotidien.

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