Dans une tribune publiée dimanche 13 septembre 2026, Mary Teuw Niane analyse les mécanismes d’emprise liés à la figure du « gourou ». Il ne cite aucune personne ni structure.
Mary Teuw Niane décrit les mécanismes d’une secte
L’ancien ministre décrit une organisation fondée sur la soumission des individus. Selon lui, ses membres abandonnent progressivement leur capacité de jugement.
« Une secte naît lorsque des hommes et des femmes renoncent à leur propre jugement pour déposer leur conscience entre les mains d’un seul homme : le gourou », écrit-il.
Mary Teuw Niane estime ensuite que cette soumission favorise un « aveuglement ». Dans ce système, la parole du gourou devient une vérité incontestable.
Ses erreurs deviennent alors des « vérités supérieures ». Ses mensonges deviennent des stratégies et ses fautes deviennent des épreuves.
Selon le professeur, le gourou devient ainsi « intouchable ». Il n’aurait alors plus de comptes à rendre à personne.
Les contestataires exposés à la vindicte
Mary Teuw Niane s’intéresse également au traitement réservé aux personnes qui contestent cette autorité.
« Malheur à celui qui doute », écrit-il. Il décrit ensuite un mécanisme de mise à l’écart des voix dissidentes.
Selon lui, une simple critique peut déclencher une campagne contre son auteur. Celui-ci peut alors subir des attaques visant sa réputation et sa vie sociale.
« Dans les sectes, on ne combat pas les idées : on détruit les hommes qui pensent », écrit-il.
L’ancien ministre dénonce ainsi une logique qui transforme le désaccord en affrontement personnel.
Le gourou concentre pouvoir et influence
Mary Teuw Niane décrit également les conséquences de cette concentration du pouvoir.
Selon lui, le gourou exerce une influence importante sur ses disciples. Il pourrait notamment contrôler les ressources et la fidélité de la communauté.
L’ancien ministre évoque aussi des cas historiques où certaines figures auraient fini par être rattrapées par leurs actes.
Il cite notamment les abus de pouvoir, les détournements, les mensonges, les manipulations et les scandales sexuels. Il mentionne également des crimes dans certains cas.
Mary Teuw Niane évoque la chute du gourou
Le professeur décrit ensuite le moment où l’emprise commence à disparaître.
« Puis vient le jour où le voile se déchire », écrit-il. Selon lui, les contradictions finissent alors par s’accumuler.
Les témoignages apparaissent et les consciences commencent à se réveiller. La justice peut également intervenir lorsque des faits doivent être établis.
Cette rupture provoque, selon lui, une profonde désorientation chez les disciples. Certains reconnaissent alors leur erreur, tandis que d’autres sombrent dans le désarroi.
Mary Teuw Niane pose ainsi une question sur les conséquences de cette dépendance. Que reste-t-il lorsque ceux qui ont confié leur jugement au gourou le voient tomber ?
Il compare alors les disciples à « un troupeau sans berger, errant dans une terre sans boussole ».
Le professeur appelle à préserver le libre arbitre
Pour Mary Teuw Niane, le danger du gourou dépasse ses propres actes. Il réside surtout dans son influence sur ceux qui le suivent.
« Le véritable danger du gourou n’est donc pas seulement ce qu’il fait. C’est ce qu’il fait faire aux autres », écrit-il.
Il dénonce ainsi l’abandon progressif du doute, de la réflexion et de la liberté individuelle.
En conclusion, l’ancien ministre élargit sa réflexion à la société. Il estime qu’une société qui favorise l’émergence de gourous abandonne progressivement sa conscience.
Mary Teuw Niane considère toutefois que la chute d’un gourou peut provoquer un réveil collectif. Il appelle finalement à préserver la capacité de chacun à penser librement.
« Prions Dieu qu’Il nous délivre des gourous — et surtout qu’Il nous rende la force de penser sans eux », conclut-il.
