La Ligue sénégalaise des droits de l’Homme (LSDH) appelle à réformer les pratiques parlementaires et le mode de scrutin. Dans une note signée par son président, Dénis Ndour, l’organisation préconise notamment la suppression des listes nationales, l’ouverture des candidatures indépendantes et un mécanisme de reddition des comptes des députés.
La LSDH appelle à renouer le dialogue entre les institutions
La Ligue sénégalaise des droits de l’Homme estime que le manque de dialogue entre les institutions fragilise le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Dans une note relayée par Lactuacho, son président, Dénis Ndour, appelle les acteurs politiques à privilégier le dialogue et à mieux prendre en compte la diversité des opinions.
Pour la LSDH, les tensions entre l’Exécutif et le Législatif dépassent le simple désaccord politique. Elles soulèvent des questions sur la représentation nationale et sur la capacité des députés à répondre aux préoccupations des citoyens.
L’organisation intervient dans un contexte marqué par plusieurs difficultés économiques et sociales. La hausse du coût de la vie pèse sur les ménages, tandis que les perturbations de l’année universitaire et les revendications des enseignants, des médecins et d’autres corps de métier alimentent les attentes de la population.
Rapprocher les députés de leurs électeurs
Pour restaurer la confiance entre les élus et les citoyens, la LSDH préconise des échanges directs entre les députés et leurs électeurs. Selon elle, cette démarche favoriserait la participation citoyenne et permettrait de mieux intégrer les préoccupations locales dans les décisions publiques.
La Ligue propose également de revoir le mode de scrutin parlementaire. Elle recommande de supprimer les listes nationales lors des prochaines élections législatives et de faciliter les candidatures indépendantes.
Elle souhaite aussi instaurer un mécanisme obligeant les députés à rendre compte de leur mandat à leurs électeurs. À travers ces propositions, l’organisation entend renforcer la responsabilité des élus et rapprocher la représentation parlementaire des attentes des populations.
La dissolution évoquée et la rémunération des parlementaires questionnée
Dénis Ndour évoque également la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale si les députés refusent, selon lui, de remettre en cause certaines pratiques parlementaires.
Enfin, la LSDH propose de revoir le système de rémunération des parlementaires. Elle préconise de remplacer leur rémunération actuelle par des indemnités de session assorties d’avantages.
Ces propositions s’inscrivent dans un appel plus large à réformer le fonctionnement du Parlement, à renforcer la redevabilité des élus et à consolider le lien entre les institutions et les citoyens.
