Le gouvernement malien durcit sa lutte contre la consommation de chicha. Un arrêté interministériel, publié le mardi 7 juillet, interdit désormais l’importation, la production, la vente, la détention, la publicité et l’usage de la chicha, du tabamel et de leurs dérivés. Les contrevenants s’exposent à des peines de prison, de fortes amendes et, pour certains établissements, à une fermeture administrative.

Une interdiction totale de la chicha

Les autorités maliennes ont officiellement interdit l’importation, la production, la distribution, la vente, la commercialisation, la détention, la publicité, l’apologie et l’usage de la chicha, du tabamel ainsi que de leurs arômes dérivés.

L’arrêté interministériel, publié le mardi 7 juillet, marque un durcissement de la politique de lutte contre ces produits sur l’ensemble du territoire.

Des peines de prison et de lourdes amendes

Le texte prévoit des sanctions pénales à tous les niveaux de la chaîne de commercialisation.

Ainsi, toute personne détenant de la chicha ou des produits concernés risque une peine de trois à douze mois d’emprisonnement ainsi qu’une amende pouvant atteindre deux millions de francs CFA.

Les producteurs et les importateurs encourent des peines plus sévères, allant d’un à trois ans de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 15 millions de francs CFA.

De leur côté, les distributeurs et les commerçants s’exposent également à des peines de un à trois ans d’emprisonnement et à des amendes pouvant aller jusqu’à trois millions de francs CFA.

Par ailleurs, les autorités sanctionneront également l’apologie, la publicité et l’usage personnel de la chicha.

Les établissements risquent la fermeture

L’arrêté prévoit également des mesures administratives contre les lieux servant au stockage ou à la consommation de la chicha.

Les établissements concernés seront fermés pour une durée comprise entre six et douze mois. En cas de récidive, cette fermeture deviendra définitive.

Protéger la santé publique et la jeunesse

À travers cette décision, les autorités maliennes affichent leur volonté de renforcer la protection de la santé publique et de lutter contre les risques liés à la consommation de la chicha.

Elles expliquent vouloir préserver la jeunesse des risques d’addiction et mettre un terme aux pratiques jugées nuisibles pour la société.

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