Lors d’une conférence de presse de Sursaut Citoyen, Me Mame Adama Guèye a plaidé pour une réforme constitutionnelle renforçant les obligations des élus envers les citoyens. Il veut notamment consacrer le principe « citoyens mandants, élus mandataires ».
La consultation et la reddition des comptes au cœur de la réforme
Me Mame Adama Guèye veut inscrire dans la Constitution le principe « citoyens mandants, élus mandataires ». L’avocat estime que les élus doivent consulter régulièrement les citoyens et rendre compte de l’exécution de leur mandat.
« Le fait d’être élu ne dispense pas de l’obligation de consulter et de rendre compte », a-t-il déclaré mercredi 12 août. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée par les organisations de la société civile regroupées autour de Sursaut Citoyen.
Selon lui, la réforme doit transformer ces pratiques en véritables obligations constitutionnelles. Il souhaite ainsi renforcer le lien entre les représentants et les populations.
Un appel à la vigilance citoyenne
Par ailleurs, Me Mame Adama Guèye invite les citoyens à sortir de la passivité. Il les appelle à exercer une « vigilance quotidienne » sur leurs représentants.
L’avocat estime également que le nombre de sièges détenus par une majorité politique ne reflète pas toujours son poids réel dans la population. À titre d’illustration, il évoque le chiffre de 10,71 %, qu’il présente comme la part de la population correspondant aux voix obtenues par le parti majoritaire.
« Ce n’est pas parce qu’on ne vote pas qu’on n’est pas citoyen », a-t-il insisté.
Vers un rééquilibrage entre gouvernants et gouvernés
Pour Me Mame Adama Guèye, la réforme constitutionnelle doit donc rééquilibrer les rapports entre gouvernants et gouvernés. Elle devrait, selon lui, faire de la consultation des citoyens et de la reddition des comptes des exigences constitutionnelles.
L’objectif consiste ainsi à renforcer la responsabilité des élus tout au long de leur mandat, et non uniquement au moment des élections.

