Lors de la conférence de presse du gouvernement, dimanche 25 octobre 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a appelé les députés de Pastef-Les Patriotes à voter le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, attendu mardi prochain. Il a également défendu les efforts de l’État dans le secteur éducatif.

Un appel à la responsabilité des députés

Moustapha Guirassy a invité les parlementaires de Pastef-Les Patriotes à dépasser les considérations partisanes pour privilégier l’intérêt national. Selon lui, le contexte actuel exige un effort collectif et une approche qui ne se limite pas aux contraintes technocratiques.

« Enfermer la volonté des Sénégalais dans la coquille simplement d’un parti, ce serait rompre, en fait, avec les Sénégalais. Il ne faut pas coincer le Sénégal dans une logique trop technocratique, c’est un danger », a déclaré le ministre.

Il a également appelé à la responsabilité, au dialogue et au pardon, estimant que le pays traverse une période critique. Dans cette perspective, il a exhorté les députés à adopter la LFR 2026 lors du vote prévu mardi.

Le gouvernement défend ses investissements dans l’éducation

Le ministre a ensuite mis en avant les efforts engagés dans le secteur éducatif entre 2024 et 2026. Il a notamment rappelé le recrutement de 8 000 enseignants, ainsi que la poursuite des actions de formation, malgré les difficultés économiques.

Selon Moustapha Guirassy, le nombre de personnes formées est passé de 800 en 2023 à un niveau multiplié par 113 dans les structures de formation. Il a également annoncé la réalisation de 2 500 salles de classe dans l’enseignement élémentaire.

Ces chiffres, avancés par le ministre, visent à illustrer la poursuite des investissements publics dans l’éducation, malgré les contraintes budgétaires.

Un fonds autonome envisagé pour financer l’éducation

Moustapha Guirassy a par ailleurs indiqué qu’un projet de création d’un Fonds autonome pour le financement de l’éducation était soumis au président de la République.

Selon lui, cette initiative pourrait renforcer les capacités de financement du secteur et accompagner sa refondation. Le ministre estime toutefois qu’un effort collectif reste nécessaire pour répondre aux besoins du système éducatif.

Il a conclu en soulignant l’importance des investissements engagés et la nécessité de poursuivre les réformes pour améliorer les conditions d’apprentissage.

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