Les tensions entre les États-Unis et l’Iran continuent de s’aggraver. Vendredi 17 juillet, Washington a mené une nouvelle série de frappes contre des installations iraniennes qu’il présente comme des objectifs militaires, tandis que Téhéran a riposté en ciblant plusieurs infrastructures américaines et stratégiques dans la région du Golfe. Cette nouvelle escalade ravive les inquiétudes autour de la sécurité du détroit d’Ormuz et de l’approvisionnement énergétique mondial.
Washington poursuit ses frappes contre l’Iran
Au sixième jour de son offensive, l’armée américaine a annoncé avoir intensifié ses opérations contre l’Iran afin de « réduire encore les capacités militaires » utilisées, selon Washington, contre la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.
Dans un communiqué publié sur le réseau social X, les forces américaines indiquent avoir frappé, dans la nuit de jeudi à vendredi, plusieurs dizaines de cibles militaires, notamment des sites de surveillance côtière, des systèmes de défense aérienne, des infrastructures logistiques et des installations maritimes.
Les autorités iraniennes accusent toutefois les États-Unis d’avoir également touché des infrastructures civiles. Selon Téhéran, les frappes ont visé deux ponts dans la région de Bandar Khamir, une gare à Bandar Abbas ainsi que l’aéroport d’Iranshahr, faisant au moins sept morts.
L’Iran riposte dans plusieurs pays de la région
En réponse aux frappes américaines, l’Iran a annoncé le lancement de nouvelles attaques contre des intérêts américains au Moyen-Orient.
Selon les autorités iraniennes, leurs forces ont notamment visé le centre de commandement américain d’Al-Tanf, en Syrie. Téhéran affirme également avoir attaqué des installations militaires américaines en Jordanie à l’aide de drones la veille, avant de frapper, vendredi matin, des installations américaines situées à Bahreïn et au Koweït.
Par ailleurs, les autorités iraniennes revendiquent des frappes contre une centrale électrique et une usine de dessalement au Koweït, tout en avertissant qu’elles pourraient cibler « toutes les infrastructures de la région du Golfe » si les États-Unis poursuivent leurs attaques contre les infrastructures iraniennes.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
La reprise des hostilités continue de perturber la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Selon les informations disponibles, les opérations militaires ont de nouveau affecté les approvisionnements énergétiques en provenance du Moyen-Orient. Dans ce contexte, des navires américains ont arraisonné un pétrolier dans le détroit, tandis qu’un autre navire aurait été touché par un projectile, alimentant les craintes d’une aggravation du conflit.
Une escalade aux conséquences régionales
Cette nouvelle confrontation entre Washington et Téhéran fait craindre un élargissement du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient. Les frappes et contre-frappes menées de part et d’autre augmentent les risques d’embrasement régional, alors que plusieurs pays du Golfe accueillent des bases militaires américaines et demeurent directement exposés aux répercussions de cette crise.
