Ousmane Sonko appelle à préserver le dialogue avec Bassirou Diomaye Faye. Le président de l’Assemblée nationale veut éviter une confrontation durable entre les institutions.
Ousmane Sonko défend le dialogue entre les institutions
Après la déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, Ousmane Sonko a appelé au dialogue. Il a ainsi écarté l’idée d’une confrontation durable entre les institutions.
Le président de l’Assemblée nationale a aussi défendu l’autonomie du Parlement. Toutefois, il a rappelé la nécessité de respecter la Constitution.
Selon lui, les divergences doivent également préserver la légitimité de chaque institution. Cette approche vise notamment à maintenir un fonctionnement institutionnel stable.
Maïmouna Dièye plaide pour la cohésion du tandem
Cette volonté de dialogue intervient dans un contexte de tensions politiques. Plusieurs responsables appellent ainsi à préserver l’unité du pouvoir issu de Pastef.
Maïmouna Dièye défend notamment une « cohésion autour du tandem » Sonko-Diomaye. Elle considère cette unité comme un facteur de stabilité pour le Sénégal.
Elle rappelle également les liens politiques entre les deux hommes. Selon elle, ces relations reposent sur plusieurs années de luttes et d’épreuves partagées.
Maïmouna Dièye affirme aussi avoir joué un rôle de « trait d’union » entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.
La majorité parlementaire affiche ses réserves
Dans le même temps, des députés de Pastef ont exprimé des réserves sur la gestion de la dette publique. Ils ont également soulevé des interrogations sur les relations avec le Fonds monétaire international.
Aucune demande de vote de confiance n’a été formulée après la déclaration de politique générale du 8 septembre, selon Beninwebtv.
Ousmane Sonko a, par ailleurs, insisté sur le contrôle parlementaire. Il estime que l’Assemblée doit soutenir les mesures conformes à l’intérêt national.
Le Parlement doit aussi pouvoir améliorer les textes présentés. Il peut enfin s’opposer aux mesures contraires aux priorités du pays.
Le gouvernement poursuit la mise en œuvre de Sénégal 2050
Le Conseil des ministres du 10 septembre a confirmé la poursuite du référentiel Sénégal 2050. Bassirou Diomaye Faye a demandé au Premier ministre d’assurer le suivi des réformes annoncées.
Ces réformes concernent notamment le pouvoir d’achat et les finances publiques. Elles portent également sur l’efficacité des services de l’État.
Le gouvernement devra aussi accélérer son calendrier législatif. Le projet de loi de finances rectificative 2026 doit être déposé au plus tard le 15 septembre.
De son côté, le projet de loi de finances pour 2027 sera présenté au Conseil des ministres le 30 septembre.
Ces échéances devraient donc placer les relations entre l’Exécutif et le Parlement sous surveillance. Le dialogue politique pourrait ainsi jouer un rôle important dans la conduite des prochaines réformes.
