La réunion consacrée à la relance du Parti socialiste a tourné court ce samedi à Dakar. Des affrontements entre militants de différentes tendances ont éclaté à la Maison du Parti, entraînant l’annulation des travaux. Au cœur de la crise, des désaccords sur l’accès à la salle de réunion et sur la gestion interne de la formation politique.
Une assemblée générale avortée
Le Parti socialiste a une nouvelle fois exposé ses profondes divisions internes. L’assemblée générale dédiée à la relance du parti n’a finalement pas pu se tenir.
Peu après l’ouverture des travaux, des tensions ont éclaté entre militants appartenant à différentes sensibilités. La situation a rapidement dégénéré, poussant les organisateurs à suspendre puis à annuler la rencontre.
L’arrivée d’Alioune Ndoye fait monter la tension
Accompagné de Serigne Mbaye Thiam et de nombreux militants, Alioune Ndoye s’est présenté à la Maison du Parti dans la matinée.
Selon plusieurs témoignages, son groupe s’est d’abord vu refuser l’accès à la salle où se tenait la réunion. Cette situation a provoqué une vive contestation et fait monter la tension entre les différents camps.
Très vite, des incidents ont éclaté. Des jets de pierres ont été signalés, tandis que du gaz lacrymogène a été utilisé. Plusieurs vitres ont également été brisées, provoquant l’arrêt définitif des travaux.
Alioune Ndoye salue la mobilisation de ses partisans
À l’issue des incidents, Alioune Ndoye a salué la détermination de ses militants.
Selon lui, leur mobilisation a permis de faire entendre leurs revendications. Il a notamment dénoncé les obstacles rencontrés pour accéder à la réunion, estimant que tous les militants socialistes doivent pouvoir participer librement aux activités organisées au siège du parti.
La gestion de la sécurité contestée
L’ancien ministre a également critiqué le dispositif de sécurité mis en place à la Maison du Parti.
Il juge inacceptable que l’accès soit contrôlé par des agents chargés de filtrer l’entrée des militants. Selon lui, la Maison du Parti appartient à tous les socialistes et ne doit faire l’objet d’aucune restriction.
Alioune Ndoye a notamment dénoncé la présence de policiers et de personnes assimilées à des « gros bras » aux entrées du bâtiment. Il estime que cette situation est contraire aux principes d’ouverture et de liberté qui doivent prévaloir au sein du parti.
Des fractures toujours profondes
Ces nouveaux incidents illustrent les tensions persistantes qui secouent le Parti socialiste depuis plusieurs mois.
Alors que plusieurs responsables appellent à une relance de la formation politique, les divergences sur la gouvernance et l’organisation interne continuent d’alimenter les confrontations entre les différentes tendances du parti.

