Le débat s’installe au sommet de l’État autour de l’avenir de PASTEF. Alors que le président Bassirou Diomaye Faye exprime des inquiétudes, le ministre Birame Souleye Diop affiche, lui, une confiance assumée dans la solidité du parti.
Diomaye Faye alerte sur une dérive possible
Hier, lors d’un entretien avec la presse, Bassirou Diomaye Faye a tiré la sonnette d’alarme. Il craint que PASTEF ne disparaisse s’il persiste à personnifier « le projet ».
Selon lui, cette orientation pourrait fragiliser durablement la structuration du parti. Ainsi, il appelle implicitement à une approche plus institutionnelle et moins centrée sur des figures individuelles.
Birame Souleye Diop affiche son désaccord
Cependant, cette analyse ne fait pas l’unanimité au sein de l’exécutif. Invité de l’émission « En Vérité » sur RSI, Birame Souleye Diop a clairement pris le contre-pied du chef de l’État.
« Je ne partage pas ces craintes », a-t-il affirmé d’emblée. Au contraire, il estime que le parti a gagné en maturité et en expérience au fil des années.
Une confiance fondée sur les succès passés
En effet, le ministre met en avant la stratégie politique qui a conduit à la victoire de 2024. Selon lui, cette démarche constitue une preuve de la capacité d’adaptation du parti.
De plus, il rappelle que cette stratégie avait été conceptualisée bien avant, notamment après la présidentielle de 2019. Dès lors, il considère cette continuité comme un atout plutôt qu’une faiblesse.
PASTEF, un parti résilient selon le ministre
Enfin, Birame Souleye Diop se veut rassurant. Il insiste sur la résilience de PASTEF face aux épreuves traversées.
Selon lui, les acteurs clés du parti restent mobilisés, ce qui garantit sa stabilité. Par conséquent, il juge peu probable que la dynamique actuelle freine son évolution.
Un débat révélateur d’enjeux internes
Au final, ces prises de position traduisent un débat stratégique au sein du pouvoir. D’un côté, une volonté de structuration institutionnelle. De l’autre, une confiance dans la trajectoire actuelle.
Ainsi, l’avenir de PASTEF pourrait dépendre de l’équilibre trouvé entre ces deux visions.
