Trois vigiles de la Patte d’Oie se retrouvent dans le viseur de la justice après la mort d’un homme qu’ils avaient conduit au commissariat des Parcelles Assainies. Interpellés puis déférés au parquet, M. Touré, A. Barry et S. Guèye font l’objet de poursuites pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort.

Ils conduisent le suspect au commissariat

L’affaire a commencé dimanche dernier, lorsque les trois vigiles ont amené au commissariat des Parcelles Assainies un individu qu’ils affirment avoir surpris en train de tenter d’ouvrir une voiture stationnée dans leur secteur.

Cependant, au moment de sa présentation aux policiers, le suspect se trouvait dans un état particulièrement préoccupant. Selon Libération, l’homme ne pouvait ni se tenir debout ni décliner son identité.

Face à son état de santé, les policiers ont rapidement décidé de l’évacuer vers l’hôpital Abass Ndao.

Le suspect décède pendant son évacuation

Malheureusement, l’homme n’a pas survécu. Il est décédé alors que les policiers le transportaient vers l’hôpital.

À la suite de ce décès, les enquêteurs se sont intéressés aux conditions dans lesquelles les vigiles avaient interpellé et conduit le suspect au commissariat. Les trois hommes ont ainsi été placés en détention avant d’être déférés au parquet.

Les vigiles reconnaissent avoir ligoté la victime

Lors de leur audition, M. Touré, A. Barry et S. Guèye ont reconnu avoir ligoté le suspect. Toutefois, ils ont fermement contesté l’avoir frappé.

Cette version a cependant été mise à mal par les conclusions de l’autopsie réalisée sur le corps de la victime. D’après Libération, l’examen médico-légal aurait révélé des éléments contredisant les déclarations des vigiles.

Par ailleurs, les enquêteurs doivent encore établir formellement l’identité du défunt, qui n’a pas encore été identifié.

L’enquête devra désormais déterminer avec précision les circonstances de l’interpellation, les violences éventuellement exercées sur la victime et les responsabilités de chacun dans ce drame.

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