Une nouvelle loi plus sévère promulguée par Bassirou Diomaye Faye

Le président Bassirou Diomaye Faye a promulgué, le 27 mars 2026, une loi renforçant les sanctions contre l’homosexualité au Sénégal. Cette réforme intervient malgré les critiques de Organisation des Nations Unies et de plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch.

Désormais, les « actes contre nature » sont passibles de peines allant de 5 à 10 ans de prison, contre 1 à 5 ans auparavant. Les amendes peuvent atteindre jusqu’à 10 millions de francs CFA.

La loi cible aussi la promotion de l’homosexualité

Le nouveau texte criminalise également la promotion, l’encouragement ou le financement de l’homosexualité. Les personnes reconnues coupables de tels actes risquent entre 3 et 7 ans d’emprisonnement.

France, Belgique et Pays-Bas appellent à la vigilance

À la suite de cette réforme, plusieurs pays européens, notamment France, Belgique et Pays-Bas, ont appelé leurs ressortissants présents au Sénégal à faire preuve d’une « vigilance absolue et maximale ».

Selon le quotidien Les Échos, le ministère français des Affaires étrangères aurait averti ses ressortissants qu’il ne s’agit plus seulement de respecter les coutumes locales, mais aussi d’éviter tout comportement ou publication susceptible de provoquer des arrestations fondées sur de simples soupçons.

La Belgique évoque un climat hostile

Les autorités belges ont également mis en garde leurs citoyens contre les risques liés au port de symboles ou à des prises de position jugées favorables à la cause LGBTQI+. Selon elles, de tels actes pourraient désormais être assimilés à de l’apologie, un délit puni par la nouvelle loi sénégalaise.

La Belgique évoque par ailleurs une atmosphère devenue particulièrement hostile envers les personnes homosexuelles dans le pays.

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