Les déclarations de l’ambassadeur américain en Israël, prononcées le 20 février dans un podcast, ont provoqué une vague d’indignation dans plusieurs capitales arabes et musulmanes. En évoquant des droits territoriaux d’Israël fondés sur un verset biblique, le diplomate a ravivé les tensions régionales, malgré une tentative rapide de clarification.
Des déclarations qui enflamment le débat
Tout d’abord, c’est lors d’un podcast diffusé sur la chaîne du conservateur Tucker Carlson que l’ambassadeur américain en Israël a tenu des propos controversés. Ancien pasteur baptiste et chrétien évangélique revendiqué, Mike Huckabee a affirmé qu’Israël pourrait revendiquer des territoires s’étendant de l’Égypte à l’Irak et à la Syrie, en s’appuyant sur un verset de la Bible.
« Ce serait bien s’ils prenaient tout », a-t-il déclaré, suggérant que cette interprétation pourrait englober une grande partie du Moyen-Orient. Par ces propos, le diplomate a directement alimenté un débat déjà sensible autour de l’occupation israélienne et des équilibres régionaux.
Des réactions fermes des pays arabes
Très vite, plusieurs capitales ont réagi. Ainsi, l’Arabie saoudite, l’Égypte et la Jordanie ont fermement rappelé qu’Israël ne dispose « d’aucune souveraineté sur les territoires palestiniens occupés, ni sur aucune autre terre arabe ».
De son côté, l’Autorité palestinienne a estimé que ces déclarations contredisaient la position de l’ancien président américain Donald Trump, qui avait publiquement rejeté le projet d’annexion de la Cisjordanie.
Une condamnation collective et coordonnée
Dans un second temps, une dizaine de pays arabes et musulmans ont publié, le 22 février, un communiqué commun. Parmi eux figurent notamment la Turquie et l’Indonésie. Ensemble, ils ont exprimé « leur ferme condamnation et leur profonde
préoccupation », tout en affirmant leur « rejet catégorique de telles déclarations dangereuses et incendiaires ».
Selon ces États, ces propos constituent « une menace grave pour la sécurité et la stabilité régionale », dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions.
Une tentative d’apaisement insuffisante
Face à la polémique, Mike Huckabee, nommé ambassadeur en 2025 et connu pour ses positions favorables à Israël, a rapidement réagi. Le 21 février, il a publié deux messages sur X afin d’assurer que ses propos avaient été sortis de leur contexte. Il a également précisé qu’Israël ne prévoyait pas de revendiquer ces vastes territoires.
Cependant, malgré cette mise au point, la controverse persiste. En définitive, ces déclarations ont ravivé les crispations diplomatiques et illustré la sensibilité extrême des questions territoriales au Moyen-Orient.
