Une nouvelle épidémie d’Maladie à virus Ebola sévit actuellement dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies a annoncé, le 15 mai, que plusieurs échantillons analysés par l’Institut national de recherches biomédicales se sont révélés positifs à la souche Bundibugyo du virus.
Selon le ministère congolais de la Santé, les autorités ont déjà recensé 246 cas suspects et 80 décès potentiellement liés à la maladie. D’après un rapport des services provinciaux de santé consulté par RFI, le virus pourrait circuler depuis le mois d’avril 2026.
Les premiers décès suspects auraient été enregistrés dans la zone de santé de Mongwalu. Ce n’est toutefois que le 5 mai que des messages diffusés sur les réseaux sociaux ont alerté les autorités sur une hausse inhabituelle de la mortalité attribuée à une fièvre hémorragique.
Les équipes médicales ont alors constaté chez les patients des symptômes récurrents tels que la fièvre, les maux de tête, les vomissements et une fatigue intense. Quatre agents de santé sont morts en l’espace de quatre jours. Une même famille aurait également perdu quinze membres après un rassemblement organisé à Mongwalu, dont cinq sont décédés après leur retour à Bunia.
Les premiers tests effectués sur les prélèvements s’étaient révélés négatifs au COVID-19, au Mpox ainsi qu’à la souche Zaïre du virus Ebola. Les analyses complémentaires ont finalement permis d’identifier la souche Bundibugyo, qui n’avait plus été détectée depuis 2012.
À ce stade, trois zones de santé sont touchées : Bunia, Mongwalu et Rwampara. Face à la progression de l’épidémie, la société civile de l’Ituri appelle à une mobilisation rapide afin d’éviter une aggravation de la situation sanitaire.
