Le ton est monté au sommet de l’État. Interpellé sur la proposition de loi modifiant le Code électoral, portée par la majorité parlementaire de PASTEF, le président Bassirou Diomaye Faye affiche son incompréhension. Il juge cette initiative décalée par rapport à la dynamique institutionnelle en cours.

D’emblée, il critique la procédure d’urgence adoptée. « Je ne vois pas l’urgence », tranche-t-il. Ainsi, il met en garde contre un risque de court-circuit d’un processus plus large déjà engagé.

Un processus de réforme déjà en cours

En effet, le chef de l’État rappelle qu’un travail approfondi avance déjà. Ce chantier découle du dialogue national et des assises de la justice. Il le qualifie d’inclusif et structuré.

De plus, ce processus mobilise des experts, notamment des magistrats. Ensemble, ils élaborent des textes cohérents et consensuels. « Nous avons travaillé, corrigé et relu », insiste-t-il. Par conséquent, il souligne que la réforme électorale dépasse une initiative isolée.

Une démarche placée sous le signe de la transparence

Par ailleurs, le président met en avant la transparence du processus. Les autorités ont rendu publics les avant-projets. Ainsi, elles favorisent une meilleure appropriation citoyenne.

Selon lui, ce choix marque une rupture avec certaines pratiques passées. « Nous aurions pu ne pas le faire », rappelle-t-il. De ce fait, il insiste sur la volonté d’ouverture et de participation.

Une initiative parlementaire jugée dissonante

Cependant, l’initiative de la majorité parlementaire apparaît comme une dissonance. Le président ne la rejette pas totalement, mais il prend clairement ses distances.

Il reconnaît que l’Assemblée nationale dispose de ses prérogatives. Néanmoins, il rappelle que certaines orientations relèvent directement de sa responsabilité. Ainsi, il appelle à une meilleure cohérence institutionnelle.

Des réformes de fond pour restaurer la confiance

Au-delà de la polémique, le chef de l’État recentre le débat sur le contenu. Il met en avant plusieurs réformes majeures en discussion :

  • l’introduction du bulletin unique ;
  • l’accès élargi au fichier électoral ;
  • la révision permanente des listes électorales ;
  • le renforcement du rôle de la Commission nationale indépendante.

Selon lui, ces mesures visent à transformer en profondeur le système électoral. En outre, elles doivent restaurer la confiance après des tensions politiques parfois graves.

Vers une refondation du système électoral

En définitive, Bassirou Diomaye Faye défend une approche globale et structurée. Il privilégie une réforme cohérente plutôt qu’une action précipitée.

Ainsi, il invite les acteurs politiques à privilégier le consensus. L’objectif reste clair : bâtir un système électoral crédible, transparent et durable.

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