Face aux difficultés d’écoulement du riz local et à la colère grandissante des producteurs de la vallée du fleuve Sénégal, le gouvernement sénégalais accélère sa riposte. Un mémorandum d’entente sera signé ce mercredi avec des commerçants partenaires afin de renforcer l’achat et la distribution du riz local. Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures destinées à soutenir durablement la filière.

Le gouvernement met en place un nouveau mécanisme

Le gouvernement sénégalais franchit une nouvelle étape pour soutenir la filière rizicole. Ce mercredi, il signera un mémorandum d’entente avec des commerçants partenaires afin de faciliter la commercialisation du riz produit localement.

La cérémonie se déroulera au siège du ministère de l’Industrie et du Commerce, à Peytavin. Elle réunira des représentants de la Primature ainsi que des ministères chargés du Commerce, des Finances et de l’Agriculture.

Un engagement sur les achats et la distribution

À travers cet accord, les autorités entendent répondre aux difficultés rencontrées par les producteurs pour écouler leurs récoltes.

Le mémorandum précisera notamment les volumes de riz que les commerçants s’engageront à acheter, les modalités de distribution ainsi que les conditions logistiques nécessaires à la mise en œuvre du dispositif.

Par ailleurs, le gouvernement prévoit un prix de vente de 280 F CFA le kilogramme. Il accordera également une subvention de 50 F CFA par kilogramme aux riziers afin de soutenir leurs revenus.

Une réponse à la colère des producteurs

Cette initiative intervient dans un climat de fortes tensions au sein de la filière. Lundi, les producteurs de la vallée du fleuve Sénégal ont dénoncé les difficultés persistantes de commercialisation de leurs stocks. Ils ont également exprimé leur mécontentement à l’égard du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, allant jusqu’à réclamer son départ.

Des mesures déjà engagées

Pour faire face à cette crise, le ministère souligne avoir déjà lancé plusieurs actions. Les autorités ont notamment acquis près de 9 000 tonnes de riz blanc auprès d’importateurs, par l’intermédiaire de l’Agence de régulation des marchés et de la Direction du commerce intérieur, pour un montant estimé à 3,15 milliards de F CFA.

En outre, le gouvernement rappelle avoir suspendu les importations de bananes, d’oignons et de pommes de terre. Cette mesure vise à favoriser l’écoulement des productions nationales et à renforcer la compétitivité des filières agricoles locales.

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