Le secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Samba Sy, s’est exprimé sur le retour de l’ancien président Macky Sall au Sénégal, à l’occasion de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations unies. Invité du Grand Jury de la RFM, ce dimanche 19 juillet 2026, il a salué cette visite qu’il juge importante, tout en estimant qu’elle aurait pu intervenir plus tôt. « Cette visite aurait pu être plus précoce dans notre pays si les conditions avaient été réunies. Il est heureux que le président ait pu revenir au Sénégal après avoir effectué des démarches dans plusieurs autres pays », a déclaré le leader du PIT.
Une réception républicaine saluée
Samba Sy a également estimé que Macky Sall avait eu raison de présenter officiellement sa candidature à ses compatriotes et au chef de l’État. Il a salué, dans le même temps, l’attitude du président Bassirou Diomaye Faye, qu’il considère conforme aux principes républicains. « Nous pensons que le président Bassirou Diomaye Faye a bien fait de recevoir son prédécesseur avec urbanité et dans le respect des règles républicaines », a-t-il affirmé.
Une évolution du regard de l’opinion publique
Revenant sur le bain de foule réservé à l’ancien chef de l’État lors de son arrivée à Dakar, Samba Sy a appelé à ne pas en faire une lecture exclusivement politique. Selon lui, de nombreux Sénégalais continuent de reconnaître les réalisations de Macky Sall durant son mandat. Il estime également que l’exercice du pouvoir par les nouvelles autorités conduit une partie de l’opinion à réévaluer la gestion de l’ancien régime. « Beaucoup de nos compatriotes commencent à considérer qu’il ne suffit pas de tenir des discours enflammés pour construire, gouverner et transformer un pays », a-t-il déclaré.
Prudence sur les conséquences politiques
Samba Sy reconnaît l’existence d’une évolution dans l’opinion publique, mais refuse d’en tirer des conclusions définitives sur le plan électoral. Selon lui, il est encore trop tôt pour mesurer l’impact politique de cette dynamique. « Il existe un mouvement et une évolution des perceptions. Quant à savoir ce que cela produira sur le plan électoral, seul l’avenir nous le dira », a conclu le secrétaire général du PIT.
