La brigade de recherches de Saraya a interpellé un ressortissant guinéen soupçonné de vendre du kush et des médicaments prohibés à Gamba, dans la région de Kédougou. Les gendarmes ont saisi quatre grammes de kush, dix comprimés de tramadol et 32 000 FCFA avant de présenter le suspect au procureur le 8 octobre 2026.
Trafic présumé de kush à Gamba : deux signalements déclenchent l’enquête
À la fin du mois de septembre 2026, un habitant de Gamba a alerté la brigade de recherches de Saraya sur les activités présumées d’A. O. Diallo. Selon son signalement, le ressortissant guinéen vendait des médicaments prohibés et des stupéfiants, notamment à des adolescents. Il se ravitaillerait auprès d’un fournisseur installé au Mali.
Le 6 octobre, un autre habitant a dénoncé les pratiques présumées du suspect, qu’il présentait comme un trafiquant notoire de kush.
À la suite de ces signalements, le commandant de la brigade de recherches a mobilisé le Groupe d’observation et de surveillance (GOS). Les gendarmes ont suivi les déplacements du suspect pendant plusieurs jours avant de l’interpeller dans sa chambre à Gamba.
Kush, tramadol et 32 000 FCFA : les produits saisis par les gendarmes
Avec le consentement du suspect, les enquêteurs ont fouillé sa chambre. Selon des sources proches du tribunal citées par Seneweb, ils y ont découvert quatre grammes de kush, une plaquette de dix comprimés de tramadol et 32 000 francs CFA.
Les investigations indiquent que le suspect vendait la plaquette de tramadol à 10 000 FCFA, soit 1 000 FCFA le comprimé. Il cédait également le sachet de kush à 2 000 FCFA.
Les enquêteurs soupçonnent le suspect d’avoir tiré de la vente de ces produits les 32 000 FCFA retrouvés dans sa chambre.
Le suspect évoque une consommation personnelle
Lors de son interrogatoire, A. O. Diallo a reconnu que les produits saisis lui appartenaient. Il a toutefois affirmé qu’il les destinait à sa consommation personnelle.
Le suspect a également indiqué que son fournisseur résidait au Mali, sans donner davantage de précisions. Les enquêteurs relèvent des incohérences dans ses déclarations et cherchent à déterminer l’origine exacte des produits ainsi que l’existence éventuelle d’un réseau d’approvisionnement transfrontalier.
Le procureur de Kédougou saisi de l’affaire
Les gendarmes ont présenté A. O. Diallo au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kédougou le 8 octobre 2026.
Les autorités poursuivent la procédure pour plusieurs infractions présumées, notamment l’usurpation de fonction, la mise en danger de la vie d’autrui, l’exercice illégal de la médecine et de la pharmacie, la vente illicite de médicaments ainsi que la détention et le trafic international de drogue.
Les gendarmes ont placé les produits saisis sous scellés pour les besoins de la procédure.
L’enquête devra établir les responsabilités du suspect et vérifier les soupçons de trafic transfrontalier. A. O. Diallo bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle condamnation par la justice.
