Le premier vote indicatif du Conseil de sécurité des Nations unies pour la désignation du prochain secrétaire général place la Costaricienne Rebecca Greenspan en tête des préférences. En revanche, les candidatures africaines, dont celle de l’ancien président sénégalais Macky Sall, enregistrent un démarrage difficile. Pour Carlos Lopes, le soutien officiel du président Bassirou Diomaye Faye est intervenu trop tard pour renforcer les chances du candidat sénégalais.

Un premier vote peu favorable aux candidatures africaines

Le processus de désignation du successeur d’António Guterres a franchi une nouvelle étape avec le premier vote indicatif du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette consultation préliminaire place la Costaricienne Rebecca Greenspan en tête, tandis que les candidats africains peinent à convaincre.

Parmi eux, l’ancien président sénégalais Macky Sall apparaît en difficulté dès cette première phase du processus.

Carlos Lopes pointe un soutien tardif

Intervenant ce mercredi sur RFI, Carlos Lopes, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, estime que le soutien officiel du président Bassirou Diomaye Faye est arrivé trop tard pour produire un véritable effet diplomatique.

Selon lui, ce premier vote « ne bouleverse pas l’analyse politique » des candidatures africaines, mais « la confirme plutôt ». Il considère ainsi que l’appui du chef de l’État sénégalais n’a pas suffi à lever les réserves qui entourent la candidature de Macky Sall.

Des divisions qui pèsent sur la candidature sénégalaise

Carlos Lopes attribue également cette situation au contexte politique sénégalais. À ses yeux, les divergences autour du bilan de l’ancien président continuent d’affecter sa candidature sur la scène internationale.

« Le Sénégal reste profondément divisé sur son héritage, sur sa candidature. Le Sénégal a également profondément divisé la sous-région », a-t-il déclaré.

D’après l’ancien responsable onusien, ces fractures internes et régionales constituent un handicap pour Macky Sall dans la course au poste de secrétaire général des Nations unies, alors que les consultations se poursuivront avant le choix définitif prévu en octobre.

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