Le Sénégal ne prévoit pas de supprimer brutalement les subventions sur l’électricité, le carburant et les autres produits énergétiques. Dans le cadre du nouveau programme avec le FMI, le gouvernement s’engage toutefois à les réduire progressivement. La cheffe de mission du FMI au Sénégal, Vera Mercedes, précise les contours de cette réforme.

Les subventions atteignent 3 % du PIB

Les subventions énergétiques permettent actuellement à l’État de limiter l’impact de la hausse des prix sur les ménages. Toutefois, leur coût budgétaire a fortement augmenté ces dernières années.

Selon Vera Mercedes, la hausse des cours des carburants a fait passer les subventions énergétiques de 1,1 % à 3 % du PIB.

« Il faut les contenir », a déclaré la cheffe de mission du FMI au Sénégal dans un entretien accordé à Jeune Afrique.

Face à cette hausse, le gouvernement et le FMI ont donc prévu une réforme progressive du dispositif.

Pas de suppression brutale

Contrairement aux craintes exprimées sur une éventuelle suppression immédiate, le FMI préconise une réduction graduelle.

« Nous nous sommes mis d’accord sur une réduction des subventions à moyen terme, de manière graduelle », a précisé Vera Mercedes.

Ainsi, le nouveau programme ne prévoit pas leur disparition pendant toute sa durée. Le gouvernement devra plutôt réduire progressivement leur niveau.

Par ailleurs, l’évolution attendue des cours internationaux du pétrole pourrait faciliter cette réforme.

« Le fait que nous prévoyons des prix du pétrole plus bas à moyen terme aidera à mettre en œuvre cette réforme », a expliqué la représentante du FMI.

Une baisse progressive du soutien de l’État

Le message du FMI se veut donc clair : les subventions énergétiques ne disparaîtront pas brutalement. Elles devraient cependant diminuer progressivement à moyen terme.

Cette réforme reste particulièrement sensible au Sénégal. En effet, une baisse des subventions pourrait influencer directement les prix de l’électricité et des produits pétroliers.

Elle devrait également permettre à l’État de réduire la pression exercée par ces dépenses sur les finances publiques.

Le gouvernement devra ainsi trouver un équilibre entre la maîtrise du budget et la protection du pouvoir d’achat des ménages.

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