L’Amicale des Inspecteurs de l’Enseignement arabe du Sénégal a tenu, samedi, un atelier de travail au Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba. La rencontre a réuni des inspecteurs venus de plusieurs régions du pays.
Les participants ont examiné et validé un document de propositions. Celui-ci doit contribuer aux travaux engagés pour la refondation du système éducatif sénégalais.
Une contribution au chantier de refondation
Cette initiative s’inscrit dans le processus engagé par le ministère de l’Éducation nationale. Celui-ci vise à repenser et à moderniser le système éducatif.
L’Amicale entend ainsi apporter la contribution des inspecteurs de l’enseignement arabe à cette réflexion nationale. Elle souhaite notamment prendre en compte les réalités sociales, culturelles et les convictions des populations sénégalaises.
Le document présenté à Touba résulte d’un processus de consultation mené dans les différentes régions du pays. Le comité scientifique de l’Amicale a d’abord élaboré des questionnaires.
Les inspecteurs ont ensuite répondu à ces questionnaires. L’Amicale a centralisé et synthétisé les contributions recueillies sur le terrain.
Elle a enfin réuni à Touba un groupe représentatif d’inspecteurs issus de plusieurs régions. Ces derniers ont consolidé les propositions avant leur validation.
Les inspecteurs alignés sur les axes du ministère
Cheikh Mokhtar Lô, inspecteur en langue arabe à l’Inspection d’Académie de Diourbel et membre de la commission Communication et Culture de l’AILA, a expliqué la démarche.
Selon lui, l’Amicale organise régulièrement des activités consacrées au développement du système éducatif. Cette fois, elle a choisi de s’inscrire directement dans le chantier de la refondation.
Les travaux ont porté sur les axes définis par le ministère de l’Éducation nationale. Ils concernent notamment la refondation, l’innovation, la révision et les réformes.
« Tous les inspecteurs y ont apporté leur pierre », a-t-il expliqué. Les réponses recueillies ont ensuite servi de base à la rédaction des propositions soumises à l’atelier de Touba.
Une démarche saluée par l’Inspection générale
Le professeur Seydou Khouma, enseignant-chercheur à la FASTEF et Inspecteur général de l’Éducation et de la Formation chargé de l’arabe, de l’éducation religieuse et des daaras, a salué cette initiative.
Il a souligné que les inspecteurs en langue arabe font partie des parties prenantes appelées à contribuer à la réflexion nationale.
Il a également rappelé que l’Amicale avait engagé ses travaux depuis plusieurs mois. La démarche s’est notamment appuyée sur des questionnaires et des consultations auprès de différents acteurs du secteur éducatif.
Selon lui, l’objectif consiste désormais à finaliser la réflexion et à produire un rapport. Ce document sera transmis aux responsables chargés de conduire le processus de refondation.
Un rapport destiné aux responsables de la refondation
Le professeur Seydou Khouma a également évoqué la dimension politique du processus. Il a expliqué que la refondation du système éducatif s’inscrit dans une démarche portée par les autorités.
À l’issue de l’atelier, les propositions validées seront regroupées dans un rapport. L’Amicale prévoit de remettre ce document aux responsables du processus de refondation.
Cette contribution viendra ainsi compléter celles des autres acteurs du secteur. Elle permettra de faire remonter les attentes et les propositions des inspecteurs de l’enseignement arabe dans le cadre de la transformation du système éducatif sénégalais.
