Dans son Rapport 2026 sur la transparence budgétaire, les États-Unis relèvent plusieurs avancées du Sénégal dans la gestion des finances publiques. Le document souligne toutefois des lacunes concernant les entreprises publiques.
Des progrès dans la publication des documents budgétaires
Les États-Unis viennent de publier leur Rapport 2026 sur la transparence budgétaire. Pour le Sénégal, le document relève plusieurs améliorations dans la gestion et la transparence des finances publiques.
D’abord, le rapport salue les efforts des autorités sénégalaises pour rendre les documents budgétaires accessibles au public.
« Le gouvernement a réalisé des progrès significatifs en publiant en ligne son projet de budget dans un délai raisonnable », indique le document.
Les autorités ont également publié, dans des délais jugés raisonnables, le budget adopté ainsi que le rapport de fin d’exercice.
Selon le rapport américain, le budget sénégalais apparaît globalement complet et fiable. Toutefois, il ne présente pas les allocations ni les recettes des principales entreprises publiques.
Des informations encore insuffisantes sur la dette
Le rapport relève également une disponibilité généralement satisfaisante des informations relatives à la dette publique.
Cependant, les États-Unis identifient une faiblesse concernant les entreprises publiques. Le Sénégal intègre leur dette dans les chiffres globaux, mais ne détaille pas la situation de chaque grande entreprise publique.
Cette absence d’informations constitue ainsi l’un des principaux points à améliorer en matière de transparence financière.
Un contrôle renforcé des dépenses publiques
Par ailleurs, le rapport met en avant plusieurs pratiques jugées positives dans la gestion budgétaire.
Le gouvernement a notamment correctement ventilé les dépenses de fonctionnement des services de l’exécutif. Il a également soumis le budget militaire au contrôle public civil.
De plus, les autorités ne détenaient pas de comptes hors budget. Le gouvernement a aussi assuré un suivi de l’exécution budgétaire tout au long de l’exercice.
Les recettes et les dépenses effectivement réalisées correspondaient, dans l’ensemble, aux prévisions du budget adopté.
La Cour des comptes saluée
Le rapport américain souligne également le rôle de l’institution supérieure de contrôle des finances publiques.
« L’institution supérieure de contrôle des finances publiques a respecté les normes internationales d’indépendance, a audité l’intégralité du budget et ses rapports contenaient des conclusions substantielles », relève le document.
Cette appréciation met ainsi en avant l’importance du contrôle externe dans le dispositif sénégalais de gestion des finances publiques.
Des avancées dans les ressources naturelles
Le rapport s’intéresse aussi à la gestion des ressources naturelles. Sur ce volet, les États-Unis constatent que le gouvernement sénégalais a respecté les procédures d’attribution des permis et des contrats.
Mieux encore, les autorités ont rendu publiques les informations de base relatives à l’attribution des permis d’extraction des ressources naturelles.
Le document relève également la publication d’informations concernant les marchés publics.
Deux recommandations pour aller plus loin
Malgré ces avancées, le rapport formule deux principales recommandations pour renforcer davantage la transparence budgétaire au Sénégal.
Les États-Unis demandent d’abord au gouvernement de détailler dans le budget les allocations financières et les recettes des principales entreprises publiques.
Ils recommandent ensuite de rendre publiques les obligations financières de ces entreprises. Ainsi, Washington reconnaît les progrès accomplis par Dakar, tout en appelant les autorités à renforcer la transparence autour des entreprises publiques et de leurs engagements financiers

