La confusion persiste autour d’une éventuelle trêve énergétique entre la Russie et l’Ukraine, annoncée par Donald Trump dimanche 11 octobre. Lundi, Kiev a réclamé des précisions à Washington, tandis que le Kremlin a refusé de confirmer l’existence d’un accord. Moscou affirme seulement être prêt à suspendre ses frappes le jour d’éventuelles élections ukrainiennes, sans accepter le cessez-le-feu de 60 jours réclamé par Volodymyr Zelensky.

Le Kremlin refuse de confirmer une trêve énergétique

L’annonce de Donald Trump sur un possible « cessez-le-feu énergétique » entre Moscou et Kiev a semé le doute. Les autorités ukrainiennes affirment qu’aucune trêve n’est entrée en vigueur et demandent à Washington de préciser les modalités de cet éventuel accord.

De son côté, le Kremlin indique que les contacts se poursuivent, sans confirmer qu’un engagement a été conclu. Sur le terrain, les frappes russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes continuent, notamment à Kharkiv, où une centrale thermique a été touchée selon la correspondante de RFI.

Moscou limite la trêve au jour des élections

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que la Russie pourrait suspendre ses frappes pendant une journée, précisément le jour où l’Ukraine organiserait des élections. Cette proposition reste très éloignée de celle de Volodymyr Zelensky, qui réclame un cessez-le-feu global de 60 jours pour permettre la tenue d’un scrutin présidentiel.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a pour sa part rejeté l’idée d’une trêve destinée à faciliter les élections ukrainiennes. Ces déclarations contradictoires illustrent les divergences persistantes entre les deux pays.

Zelensky menace de poursuivre les frappes ukrainiennes

Volodymyr Zelensky a prévenu que l’Ukraine continuerait à frapper des cibles russes si Moscou ne cessait pas ses attaques contre les installations énergétiques et les infrastructures critiques ukrainiennes.

Le président ukrainien s’est notamment engagé à maintenir la pression sur les raffineries et les exportations pétrolières russes tant que les attaques contre son pays se poursuivraient.

Selon des chiffres communiqués par Kiev, la Russie a lancé la semaine précédente plus de 200 frappes contre le réseau énergétique ukrainien, ainsi que 17 attaques contre les infrastructures gazières et pétrolières.

Berlin appelle à maintenir la pression sur Moscou

Le chancelier allemand Friedrich Merz estime que la Russie ne négociera sérieusement que si elle subit une pression accrue. Il a également dénoncé la poursuite des attaques russes contre les infrastructures civiles ukrainiennes malgré l’annonce américaine.

L’Allemagne et ses partenaires européens réaffirment ainsi leur soutien à Volodymyr Zelensky, alors que les discussions sur une éventuelle trêve énergétique restent incertaines.

Dans ce contexte, aucune cessation durable des frappes ne se dessine pour le moment. Les divergences sur les conditions d’un cessez-le-feu et sur l’organisation d’élections en Ukraine continuent de compliquer les perspectives de désescalade.

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