Des Sénégalais établis en France affirment avoir perdu près de 100 millions de francs CFA dans le cadre d’un projet immobilier aux Almadies. Selon L’Observateur, les promoteurs auraient utilisé de faux documents pour convaincre les souscripteurs d’investir. Des plaintes ont été déposées auprès des autorités compétentes, tandis que le représentant du projet au Sénégal conteste les accusations d’escroquerie.
Une première souscription qui aurait entraîné d’autres investisseurs
L’affaire aurait commencé avec un groupe de quatre souscripteurs. Après avoir adhéré au projet, ces premiers investisseurs auraient convaincu d’autres membres de la diaspora de leur emboîter le pas.
Parmi eux, M. Diallo affirme avoir engagé à lui seul 85 millions de francs CFA, versés par virements bancaires depuis la France. Au total, le préjudice évoqué par L’Observateur avoisinerait 100 millions de francs CFA.
De faux documents pour rassurer les souscripteurs
Pour gagner la confiance des investisseurs, les promoteurs leur auraient remis des documents présentés comme des attributions de terrains délivrées par la Commission de contrôle des opérations domaniales (CCOD).
En outre, les souscripteurs auraient versé 7 millions de francs CFA pour le prétendu morcellement du site. Par la suite, les responsables leur auraient demandé 4 millions supplémentaires, en expliquant que cette somme permettrait d’accélérer l’établissement des titres de propriété.
Cependant, les investisseurs ont fini par vérifier l’authenticité des documents auprès des services compétents.
La DSCOS révèle la supercherie présumée
C’est en se rapprochant de la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (DSCOS) que les souscripteurs auraient découvert la véritable nature du dossier. D’après les informations rapportées par le quotidien, les documents qui leur avaient été remis seraient faux.
Plus encore, les vérifications auraient révélé que le projet immobilier ne reposait sur aucune attribution foncière réelle. D’où cette conclusion rapportée par L’Observateur : « Le projet immobilier est bâti sur du néant. »
Des plaintes déposées, le représentant se défend
Face à cette situation, les victimes ont saisi les autorités. Elles ont notamment déposé des plaintes auprès de la DSCOS et de la Division des investigations criminelles (DIC).
De son côté, I. Diop, présenté comme le représentant du projet au Sénégal, rejette les accusations d’escroquerie. Il évoque plutôt un simple « retard dans l’établissement des papiers d’attribution » et assure que les souscripteurs récupéreront leur argent.
Le représentant aurait d’ailleurs déjà remboursé près de 55 millions de francs CFA. Il doit désormais s’expliquer devant les enquêteurs de la DIC, qui devraient l’entendre prochainement.
L’enquête devra ainsi déterminer les responsabilités dans cette affaire et établir les conditions dans lesquelles les investisseurs de la diaspora ont engagé leurs fonds dans ce projet immobilier.

