À la veille de la rentrée scolaire, le malaise persiste chez les enseignants décisionnaires. Contrairement aux assurances des autorités, leur collectif affirme que plusieurs revendications restent sans solution.

Selon leur porte-parole, Ibrahima Samb, le décret n° 2023-66, censé améliorer leur statut, est appliqué de manière inégale.

Parmi les griefs soulevés :

  • Des inégalités de traitement dans l’application du décret ;
  • Un taux de 40 % d’ancienneté contesté, que le collectif estime dépourvu de fondement juridique ;
  • Le non-paiement rétroactif des rappels de salaire ;
  • Des inquiétudes sur l’évolution de carrière et la revalorisation future des pensions de retraite.

La question est simple : comment exiger des enseignants qu’ils accomplissent pleinement leur mission lorsque des revendications liées à leur carrière, à leur rémunération et à leur retraite demeurent, selon eux, sans réponse satisfaisante ?

L’école sénégalaise ne peut durablement avancer sur fond de frustrations sociales. Le dialogue doit déboucher sur des engagements clairs, un calendrier précis et une application transparente des textes.

Respecter les enseignants, ce n’est pas seulement leur rendre hommage dans les discours. C’est aussi garantir leurs droits et honorer les engagements de l’État.

Une rentrée scolaire apaisée commence par le respect de ceux qui instruisent et forment les générations futures.

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