À l’issue de la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle, plusieurs candidats ont reconnu leur défaite et félicité Mamadi Doumbouya. Toutefois, le scrutin reste marqué par des réserves et des critiques persistantes de l’opposition, dans un contexte politique toujours tendu.


Le processus électoral en Guinée a franchi une nouvelle étape avec la proclamation des résultats provisoires donnant Mamadi Doumbouya vainqueur du scrutin. Quatre candidats ont rapidement reconnu leur défaite et adressé leurs félicitations au chef de la transition, désormais en tête de cette élection controversée.

En revanche, deux figures arrivées en tête derrière le vainqueur ne s’étaient pas encore officiellement prononcées au moment de l’annonce des résultats. Il s’agit d’Abdoulaye Yéro Baldé, classé deuxième avec 6,59 % des suffrages, et de Faya Millimouno, troisième avec 2,04 % des voix. Leur silence alimente les interrogations dans un climat déjà marqué par une forte polarisation politique.

Selon les chiffres officiels, le taux de participation s’élève à 80,95 %. Un chiffre en baisse par rapport aux 85 % initialement annoncés par les autorités électorales, mais qui reste néanmoins élevé au regard des appels au boycott lancés par une partie de l’opposition.

Ces résultats provisoires doivent désormais être examinés et validés par la Cour suprême, ultime étape avant leur proclamation définitive. Ils viennent clore un processus électoral largement critiqué, tant sur le plan de l’organisation que de l’inclusivité.

Plusieurs leaders majeurs de l’opposition, actuellement hors du pays, ont dénoncé le déroulement du scrutin. Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a qualifié l’élection de « mascarade électorale » et avait appelé ses partisans à boycotter le vote, estimant que les conditions d’un scrutin libre et transparent n’étaient pas réunies.

Dans l’attente de la décision de la Cour suprême, ce scrutin laisse une Guinée profondément divisée, entre reconnaissance officielle des résultats et contestations persistantes, posant à nouveau la question de la légitimité politique et de la stabilité institutionnelle du pays.

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