Un renvoi décidé d’office par le juge

Prévu ce vendredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, le procès d’Abdou Nguer n’a finalement pas eu lieu. Le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 20 mars 2026, sans débat préalable.

Ainsi, le chroniqueur devra patienter plusieurs semaines avant d’être fixé sur son sort. Ce report intervient alors que l’affaire suscite une attention particulière dans l’opinion publique.

La défense dénonce une entrave à ses droits

À la suite de cette décision, les avocats du prévenu ont exprimé leur mécontentement. Me El Hadji Diouf, Me Aboubacry Barro et Me Alioune Badara Fall, membres du collectif de défense, ont regretté que le juge ne leur ait pas donné la possibilité de formuler une demande de mise en liberté provisoire.

Selon eux, cette décision prive leur client d’un droit fondamental à faire examiner sa situation pendant la procédure.

Une affaire liée à la mort d’un étudiant à l’Ucad

Les autorités ont arrêté Abdou Nguer avant de le placer sous mandat de dépôt pour « diffusion de fausses nouvelles ». Les poursuites font suite à des propos dans lesquels il critiquait le communiqué du procureur de la République concernant la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’Ucad.

Dès lors, le dossier mêle enjeux judiciaires et débat public autour de la communication institutionnelle. En attendant l’audience du 20 mars 2026, le chroniqueur reste en détention, tandis que ses avocats poursuivent leur mobilisation.

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