Le Royaume-Uni a autorisé Washington à utiliser ses bases militaires pour frapper l’Iran, tout en restant prudent et en refusant de s’engager directement dans les opérations. Parallèlement, une base britannique à Chypre a été ciblée par des drones, provoquant une alerte régionale.

Keir Starmer accorde l’accès aux bases britanniques

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé le 1ᵉʳ mars que le Royaume-Uni permettait aux États-Unis d’utiliser certaines bases militaires pour des opérations défensives limitées. « Les États-Unis nous ont demandé la permission d’utiliser nos bases pour empêcher l’Iran de lancer des missiles dans la région », a expliqué Starmer. Il a précisé que cette décision vise à protéger les intérêts britanniques et les ressortissants du pays, tout en soulignant son soutien à une solution diplomatique plutôt que militaire sur le dossier nucléaire.

Ainsi, Washington peut utiliser des bases situées dans l’ouest de l’Angleterre et sur l’île de Diego Garcia pour frapper des sites de missiles iraniens. Cependant, le Premier ministre a insisté sur le fait que Londres ne participerait pas aux frappes offensives. « Nous nous souvenons des erreurs commises en Irak et nous n’allons pas répéter ces décisions », a-t-il ajouté.

Donald Trump, en revanche, a critiqué le délai accordé par Starmer. Dans une interview au Daily Telegraph le 2 mars, il a déclaré : « Nous avons été très déçus par Keir. Il a pris beaucoup trop de temps pour autoriser l’usage de la base clé de Diego contre l’Iran. »

Une base britannique attaquée à Chypre

Dans la nuit du 1er au 2 mars, deux drones ont visé la base britannique d’Akrotiri, dans le sud de Chypre. Les autorités ont immédiatement évacué les installations et neutralisé les engins, limitant les dégâts à des dommages matériels légers, selon le gouvernement chypriote. Cette attaque survient alors que la guerre israélo-américaine contre l’Iran s’étend à la région.

Le président chypriote Nikos Christodoulides a précisé que Chypre ne participerait pas aux opérations militaires contre l’Iran. Cependant, la Grèce a décidé d’envoyer deux frégates et des avions F-16 à Chypre, et le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, s’y rendra le 3 mars pour coordonner la sécurité régionale.

Soutien européen et renforcement des moyens britanniques

Après l’incident, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a réaffirmé le soutien collectif de l’UE aux États membres face à toute menace. La base d’Akrotiri, territoire britannique d’outre-mer depuis l’indépendance de Chypre en 1960, reste le principal dispositif militaire britannique dans la région. Londres y a récemment déployé des systèmes de défense antiaérienne et antidrones, des radars et des avions F-35, renforçant ainsi sa capacité à protéger les infrastructures et les forces alliées.

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