Face à la recrudescence des accidents mortels, le ministre Yankhoba Diémé lance une vaste opération de contrôle technique des minicars interurbains. L’objectif est clair : assainir le parc et renforcer la sécurité des usagers.

Une opération nationale pour sécuriser le transport

Face à la hausse des accidents, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a officialisé mardi le rappel massif de 6 882 minicars interurbains.

Cette opération, prévue pour deux mois, vise à assainir le parc automobile et à mieux protéger les usagers. Elle concerne l’ensemble du territoire national.

Ainsi, le ministre a procédé au lancement du contrôle technique des minicars de transport en commun (12 à 19 places). Les inspections se dérouleront principalement dans les Centres de contrôle technique des véhicules automobiles (CCTVA) de Hann et de Diamniadio.

« Nous venons de lancer avec succès l’opération de rappel des véhicules minicars sur toute l’étendue du territoire », a déclaré le ministre.

Les minicars « Cheikhou Charifou » particulièrement ciblés

Par ailleurs, cette campagne vise en priorité les véhicules surnommés « Cheikhou Charifou ». La décision fait suite à un constat jugé alarmant.

En effet, ces minicars sont impliqués de manière disproportionnée dans des accidents routiers meurtriers. Dès lors, les autorités veulent soumettre ces véhicules à une visite technique approfondie.

Selon Yankhoba Diémé, l’enjeu dépasse un simple contrôle administratif. Il s’agit désormais d’une véritable question de sécurité nationale.

De nouvelles obligations pour les transporteurs

Afin de pérenniser la réforme, le ministère introduit plusieurs règles strictes.

D’abord, après ce premier passage à Dakar, chaque minicar devra effectuer un contrôle technique tous les six mois dans sa région d’immatriculation.

Ensuite, tout véhicule conforme recevra un hologramme officiel, indispensable pour circuler librement.

Le ministre se montre ferme :

« Le service de sécurité ne peut souffrir de dérogation. »

Une coordination renforcée de l’État

En outre, l’opération mobilise plusieurs départements ministériels. Le ministère des Transports travaille en étroite collaboration avec ceux de l’Intérieur et des Forces armées.

Cette synergie vise à garantir l’efficacité du dispositif sur le terrain.

Enfin, Yankhoba Diémé prévient que tout véhicule non conforme sera immédiatement interdit de circulation sur l’ensemble du territoire.

Avec ce rappel massif, les autorités sénégalaises affichent leur volonté de mettre fin à l’impunité des véhicules jugés accidentogènes et de restaurer la confiance des usagers dans le transport interurbain.

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