La guerre impliquant l’Iran perturbe fortement le transport aérien international. Les principaux hubs du Golfe, notamment à Dubaï et Doha, fonctionnent au ralenti après plusieurs attaques et fermetures d’espaces aériens. Dans ce contexte, des compagnies européennes comme Air France et Lufthansa renforcent leurs liaisons pour capter une partie du trafic international.
Le trafic aérien du Golfe fortement perturbé
Depuis le déclenchement du conflit impliquant l’Iran la semaine dernière, le transport aérien mondial connaît d’importantes perturbations. Les grandes plateformes de correspondance du Golfe, qui servaient de point de transit à environ 100 000 passagers par jour, subissent de plein fouet les conséquences du conflit.
Les aéroports de Dubaï et Doha, habituellement parmi les plus fréquentés au monde, ont vu leur trafic considérablement réduit après plusieurs attaques et restrictions de l’espace aérien.
Selon le fournisseur de données aériennes Cirium, plus de 50 % des vols prévus ont été annulés vendredi, contre 57,4 % la veille et plus de 60 % entre dimanche et mercredi.
Les compagnies européennes se positionnent
Face à la paralysie partielle des compagnies du Golfe, plusieurs transporteurs européens tentent de combler le vide. La compagnie française Air France a ainsi décidé de déployer des avions de plus grande capacité sur plusieurs liaisons au départ d’Asie.
Les vols concernés incluent notamment des départs depuis Bangkok, Phuket, Singapour, New Delhi, Mumbai, Shanghai et Tokyo.
La compagnie indique que cette stratégie pourrait être étendue à d’autres destinations dans les prochains jours afin de répondre à la demande des voyageurs affectés par les perturbations.
De nouvelles liaisons envisagées
Dans le même temps, la compagnie allemande Lufthansa étudie la possibilité d’augmenter ses vols directs vers l’Asie et l’Afrique, profitant de la réduction du trafic dans les hubs du Golfe.
De son côté, Malaysia Airlines a annoncé des vols supplémentaires entre Kuala Lumpur et les aéroports européens de Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et Aéroport de Londres-Heathrow afin d’aider les passagers touchés par les perturbations.
Des hubs stratégiques fragilisés
La situation illustre la vulnérabilité stratégique des plateformes aériennes du Golfe. L’aéroport de Dubaï, deuxième au monde en nombre de passagers en 2025, fonctionne désormais au ralenti. Quant à celui de Doha, qui rivalise habituellement avec les hubs de Francfort et Hong Kong, il est resté fermé pendant plusieurs jours consécutifs.
Le président du directoire de Lufthansa, Carsten Spohr, estime que la forte concentration du trafic mondial dans ces hubs constitue désormais un risque géopolitique majeur.
Une hausse du prix des billets
Par ailleurs, ces bouleversements s’accompagnent d’une hausse du prix des billets d’avion. La flambée des cours du pétrole, accentuée par le conflit, pèse lourdement sur les coûts d’exploitation des compagnies aériennes.
Pour compenser cette augmentation, plusieurs transporteurs ont déjà relevé leurs surcharges carburant, une composante essentielle du prix final payé par les passagers.
