Vendredi 13 mars, les dirigeants allemand, canadien et norvégien se sont réunis dans l’Arctique norvégien à l’occasion d’un exercice militaire de l’OTAN. L’occasion de réaffirmer leur soutien à Kiev alors que les États-Unis ont temporairement assoupli les sanctions sur une partie du pétrole russe.
Une démonstration de force en Arctique
Les trois chefs de gouvernement sont arrivés sur un champ enneigé par une porte dérobée à l’arrière d’un char, soulignant le message fort : « Nous ne permettrons pas à Moscou de tester l’OTAN sur son flanc oriental et ici, dans le nord », a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz.
Sur place, l’exercice de l’OTAN a mis en scène des manœuvres militaires dans un environnement extrême, devant des montagnes arctiques et de massifs chars de guerre, symbolisant la vigilance des alliés face à la Russie.
Pression sur la Russie : pas question de relâcher
Lors de la conférence de presse, Friedrich Merz a insisté sur la nécessité de maintenir la pression sur Moscou : « Nous devrions faire davantage pression pour qu’elle mette fin à cette terrible guerre au plus vite. » Il a exprimé sa surprise face à la décision américaine d’assouplir temporairement certaines sanctions pétrolières.
En effet, jeudi dernier, Washington a autorisé la vente du pétrole russe stocké sur des navires jusqu’au 11 avril, une décision motivée par la flambée des prix du baril.
Une unité transatlantique affichée
Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr et le chef du gouvernement canadien Mark Carney ont réitéré le soutien indéfectible de leurs pays à l’Ukraine.
« Les trois pays présents ici soutiennent sans relâche l’Ukraine, même si l’attention se porte ailleurs », a affirmé Jonas Gahr Støre.« Ce n’est pas le moment de lever la pression sur la Russie, surtout parce que la Russie et l’Iran sont des alliés importants », a ajouté Mark Carney.
Une Russie vigilante
Cette réunion survient alors que la Russie a récemment renforcé sa présence dans l’espace aérien international au nord de la Norvège, en réaction aux manœuvres de l’OTAN dans l’Arctique, illustrant les tensions persistantes dans la région.
