Prévue du 31 mars au 2 avril 2026, la visite de Donald Trump en Chine pourrait être décalée d’un mois. Le président américain invoque le contexte de guerre au Moyen-Orient pour justifier ce report, tandis que la Maison Blanche écarte tout lien avec les tensions diplomatiques avec Pékin.

Trump privilégie le contexte international

Le président américain Donald Trump a indiqué avoir demandé aux autorités chinoises de reporter sa visite officielle à Pékin, initialement prévue fin mars, d’« un mois plus ou moins ».

« J’aimerais y aller, mais en raison de la guerre, j’ai envie d’être ici », a-t-il déclaré, soulignant sa volonté de rester mobilisé face à la situation au Moyen-Orient.

Malgré ce contretemps, il a affirmé attendre avec intérêt sa rencontre avec son homologue chinois, Xi Jinping, évoquant des relations « très bonnes » entre les deux dirigeants.

Un agenda perturbé par le conflit au Moyen-Orient

Ce déplacement, en préparation depuis plusieurs mois, devait marquer la première visite de Donald Trump en Chine depuis près de neuf ans. Il visait notamment à relancer le dialogue avec Xi Jinping et à apaiser les tensions commerciales persistantes entre les deux puissances.

Mais le conflit au Moyen-Orient, entré dans son dix-huitième jour, bouleverse les priorités diplomatiques de Washington et complique l’organisation de ce rendez-vous stratégique.

La Maison Blanche insiste toutefois sur le fait que ce report n’est pas directement lié aux positions de Pékin dans ce dossier sensible.

Le dossier iranien en toile de fond

Le doute persiste néanmoins. Dans une récente interview au Financial Times, Donald Trump a appelé la Chine à jouer un rôle actif pour garantir la sécurité du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz.

Selon lui, les pays qui bénéficient le plus de ce commerce, au premier rang desquels Pékin, doivent contribuer à assurer la stabilité de cette voie stratégique.

Des raisons officiellement « logistiques »

Dès le 16 mars, le secrétaire au Trésor Scott Bessent avait évoqué un possible report, évoquant des raisons « logistiques » et non une volonté de faire pression sur la Chine.

De son côté, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a confirmé que les deux pays restaient en contact concernant cette visite, sans commenter une éventuelle implication chinoise dans la sécurisation du détroit d’Ormuz.

Une stratégie diplomatique incertaine

Reste une question en suspens : Washington cherche-t-il à peser sur Pékin en jouant sur le calendrier de cette visite ? Plusieurs analystes se montrent sceptiques, estimant que ce type de pression a peu de chances d’influencer Xi Jinping.

Dans un contexte international tendu, ce report illustre en tout cas la complexité des relations entre les deux premières puissances mondiales.

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