La région de Kédougou tourne au ralenti. Le mot d’ordre de grève lancé par la Fédération des transporteurs routiers du Sénégal est largement suivi, plongeant plusieurs localités du Sud-Est dans une quasi-paralysie.
Transports à l’arrêt total
À la gare routière de Kédougou, la situation est frappante : aucun véhicule ne circule, les moteurs sont éteints et les parkings remplis de voitures immobilisées. Une scène inhabituelle qui traduit l’ampleur du mouvement.
Les populations se retrouvent bloquées, incapables de se déplacer ou de mener leurs activités quotidiennes.
Des localités isolées
À Salémata, les difficultés sont tout aussi importantes. Les habitants peinent à rejoindre Kédougou, principal centre d’approvisionnement de la zone.
Même constat au poste frontalier de Moussa, où les camions sont immobilisés, paralysant les échanges commerciaux.
À Saraya, la grève est également suivie. Seule la compagnie Sénégal Dem Dikk assure encore timidement certaines liaisons, insuffisantes face à la demande.
Pénuries et risques accrus
Cette situation entraîne des difficultés d’approvisionnement en denrées essentielles. Les habitants, dépendants de Kédougou pour leurs achats, se retrouvent confrontés à des pénuries croissantes.
Faute de transport, certains parcourent de longues distances à pied, tandis que d’autres renoncent à se déplacer.
Le recours risqué aux alternatives
Face à la crise, les populations se tournent vers des solutions alternatives comme les tricycles. Mais ces moyens de transport improvisés présentent des risques importants.
Surcharge, non-respect des règles de sécurité et absence de régulation exposent les usagers à des dangers accrus.
Un appel urgent aux autorités
Entre inquiétude et résignation, les habitants du Sud-Est lancent un appel pressant aux autorités pour une résolution rapide de la crise.
Car au-delà du bras de fer entre transporteurs et pouvoirs publics, ce sont les populations qui subissent déjà les conséquences les plus lourdes.
