Une déclaration virulente de Baye Mayoro Diop, Directeur de la Coopération décentralisée, enflamme les réseaux sociaux. En appelant publiquement au limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko, le responsable politique déclenche une vive controverse et ravive les tensions au sein de la majorité.
Une sortie fracassante qui fait réagir
En ce jour qu’il qualifie de « solennel », Baye Mayoro Diop a choisi de frapper fort. En effet, il appelle explicitement au « limogeage immédiat » du Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il critique sévèrement dans un message largement relayé en ligne.
Ainsi, cette prise de position, jugée particulièrement virulente, suscite depuis plusieurs heures de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où partisans et détracteurs s’affrontent.
Un responsable récemment nommé
Par ailleurs, il convient de rappeler que Baye Mayoro Diop occupe depuis le 25 mars 2025 le poste de Directeur de la Coopération décentralisée. Nommé dans le sillage de la nouvelle administration, il exerce ses fonctions au ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du Territoire, où il a succédé à Pape Ngor Thiao.
Dans ce contexte, sa sortie publique apparaît d’autant plus sensible qu’elle émane d’un haut responsable en exercice.
Des accusations directes contre le Premier ministre
Pour justifier sa position, Mayoro Diop accuse le chef du gouvernement de nuire à l’action présidentielle. Selon lui, Ousmane Sonko « ne travaille pas pour la réussite du mandat du Président, mais pour son échec ».
De plus, il avance plusieurs éléments pour étayer ses propos. Il évoque notamment la récente déclaration du Premier ministre qualifiant le mandat en cours de « mandat de transition », ainsi que l’organisation répétée de meetings politiques en pleine période de gouvernance.
En outre, il reproche au Premier ministre des prises de parole qui, à ses yeux, fragiliseraient à la fois le Président de la République et les institutions de l’État.
Un reproche de “mépris des institutions”
Dans la continuité de ses critiques, Mayoro Diop accuse également Ousmane Sonko de « mépriser les institutions ». À titre d’exemple, il cite l’organisation d’une activité par le Premier ministre au moment même où le chef de l’État devait s’adresser à la Nation.
Dès lors, il affirme maintenir sa position et promet de continuer à dénoncer ce qu’il considère comme un manque de respect envers le pays et ses institutions.
Un parcours politique déjà controverse
Enfin, cette polémique s’inscrit dans un parcours politique déjà mouvementé. En effet, Mayoro Diop avait été exclu du Mouvement national des cadres patriotes (Moncap) ainsi que du parti Pastef, après avoir lancé sa propre structure politique alors qu’il en était encore membre.
Ainsi, cette nouvelle sortie médiatique pourrait accentuer davantage les fractures au sein de la mouvance politique actuelle.
Une controverse appelée à durer
En définitive, cette déclaration relance le débat sur les dissensions internes et la cohésion au sommet de l’État. Alors que les réactions continuent de se multiplier, cette affaire pourrait avoir des répercussions durables sur le climat politique national.

